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AFF E-Newsletter

Vol. 3, No. 2

September 2004

 

Recension des Ecrits Portant sur le Ph�nom�ne Sectaire et Th�mes Connexe au Cours de l�Ann�e 2003

Marie-Andr�e Pelland

 

Au cours de l�ann�e 2003, 25 documents publi�s traitent de questions li�es au ph�nom�ne sectaire. Ces documents prennent la forme de neuf livres, neuf articles, quatre chapitres de livre et trois m�moires de ma�trise. Afin de faciliter la comparaison des documents, les �crits sont class�s de fa�on th�matique. Cinq th�mes sont abord�s :

  1. Information de base sur le ph�nom�ne;
  2. Analyse du fonctionnement de sectes;
  3. Secte et victimisation;
  4. Groupes religieux et comportements violents;
  5. La repr�sentation sociale de la notion de secte. 

Pour chacune des th�mes, une critique g�n�rale des articles est pr�sent�e. Celle-ci est suivie d�un r�sum� de chacun des textes.

Livres et Articles Informatifs

Deux livres recens�s traitent des int�r�ts pour le fantastique et le paranormal des adolescents. Ces livres pr�sentent une foule d�information descriptive sur des sujets aussi vari�s que la spiritualit�, les sectes, le satanisme et plus encore.

Influenc�s par le contexte social dans lequel ces livres ont �t� r�dig�s, les auteurs transmettent deux messages diff�rents sur l'influence du paranormal dans la vie des adolescents.

Publi� en France, le livre de Biton (2003) se veut un outil d'information pour parents d'adolescents. Abordant des th�mes tels que la manipulation mentale et les effets de l�affiliation � une secte, ce livre veut conscientiser les parents aux dangers que repr�sentent les sectes pour leurs enfants.  L'auteure d�crit dans son ouvrage les processus de recrutement utilis�s par les sectes; elle d�finit �galement le processus de manipulation mentale.  Le regard que porte l'auteur sur le danger que repr�sentent les sectes correspond � la pr�occupation de la soci�t� fran�aise sur ce sujet. En France, les sectes sont d�finies par plusieurs comme un probl�me social d'importance. Il faut noter que le ph�nom�ne sectaire est souvent abord� par les m�dias et les instances politiques. Une loi (loi About-Picard, 2001) a �galement �t� vot�e afin de renforcer la pr�vention et la r�pression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libert�s fondamentales. Dans ce contexte, le livre vulgarise le fonctionnement des groupes afin d'aider les parents � reconna�tre rapidement chez leur adolescent la conversion � une secte.

Le livre de Coulombe (2003) a �t� publi� au Qu�bec.  Dans cette soci�t�, le ph�nom�ne sectaire n�est pas d�fini comme un probl�me social d�importance. L�auteur ne d�finit donc pas dans son livre l�int�r�t pour le fantastique comme un probl�me ou encore comme le signe de l'initiation � une secte.  Le but de l�auteur est d�expliquer les raisons pour lesquelles l'adolescent ressent un certain attrait pour le paranormal, pour le fantastique, le satanisme et le gothique. L�auteur conclut que le go�t du risque et le besoin d��vasion motivent souvent les adolescents � s�int�resser � des groupes ou une culture fantastique.

Quatre livres � caract�re informatif traitent de la question des sectes et de leur fonctionnement. Ces textes ont tous �t� r�dig�s par des employ�s ou des militants de centres d�information sur les sectes comme Info-Secte ou par des membres de groupes de luttes contre les sectes (UNADFI, MILS).

Trois des quatre livres (Vivian, 2003, Filliaire, 2003, Filliaire & Tavernier, 2003) publi�s rapportent le savoir d�exp�rience de leurs auteurs dans leur lutte contre les sectes en France. Bien que leur exp�rience soit pertinente et qu�elles identifient, plusieurs probl�mes li�s au fonctionnement sectaire, l�absence de r�f�rences scientifiques donne l�impression au lecteur que les sectes sont toutes des groupes homog�nes. Cette g�n�ralisation permet au lecteur de conclure que les sectes sont des groupes dangereux. Ces livres ne laissent aucune place pour le doute, le questionnement, l��tude de chacun des groupes et de leurs effets.  L�on reproche souvent aux gourous d'affirmer conna�tre et transmettre la vraie v�rit�.  Il faudrait alors dans des �crits informatifs sur le ph�nom�ne sectaire pr�senter de l'information diversifi�e afin que le lecteur trouve ses propres r�ponses et non pas uniquement l�amener in�vitablement � conclure que toutes les sectes sont dangereuses.

Biton, Dominique (2003).  Sectes et Gourous, etc.  Albin Michel

Ce livre peut �tre d�crit comme un outil d�information de base sur le ph�nom�ne sectaire et le fonctionnement des groupes.  L'auteur fait ressortir les �l�ments des sectes qui peuvent s�duire les adolescents et les inciter � se joindre � un tel groupe.

L�auteur reconna�t que la p�riode de l�adolescence est une �tape complexe de la vie des adolescents.  Les jeunes d�sirent au cours de cette p�riode �tre plus ind�pendants.  Ils recherchent un id�al.  Ils se questionnent sur le sens de la vie, sur le sort de l�univers.  Ces questions peuvent influencer l�adolescent � joindre une secte ou un groupe n�faste.

L�auteur se demande �galement pourquoi certains jeunes sont parfois int�ress�s par les sectes. Elle conclut que parce que certaines sectes se d�crivent et se pr�sentent � l�aide de terme ou d�activit�s qui plaisent aux adolescents, les sectes peuvent devenir un lieu d�appartenance pour les jeunes.  Certains groupes ajustent m�me leurs modes de recrutement afin de s�duire les adolescents. Le groupe sectaire peut inclure dans leurs discours et leurs pratiques des activit�s ou des croyances valoris�es par les adolescents: par exemple la sorcellerie, les sports extr�mes, l�informatique ou la musique.

L�auteur conseille aux parents d�entretenir un lien significatif avec leurs enfants, afin d�observer les changements de comportement qui peuvent �tre synonymes de l�engagement sectaire. L�observation chez l�adolescent d�un changement brusque dans l�alimentation, des changements soudains dans leurs activit�s quotidiennes, dans leur fa�on de voir le monde ou encore dans leur cercle d�amis peut parfois �tre le signe de l�int�gration dans un groupe sectaire. Pour l�auteur, un moyen efficace de pr�venir l�adh�rence � une secte est de favoriser le d�veloppement d�une pens�e critique et de l�autonomie chez l�enfant.  Dans un contexte o� l�adolescent est confront� � des groupes qui lui pr�sentent "la v�rit�," il sera outill� initialement � se faire une opinion critique.

Columbe, D. (1993).  Le fantastique religieux et l'adolescence: paranormal, magie satanisme, gothique. Montr�al: Fides.

Ce livre traite de la question de l�attrait du fantastique par les adolescents. Il aborde la question du paranormal, de la magie, du satanisme et du gothisme. Ce livre descriptif se propose de d�mystifier les diff�rentes formes de fantastiques religieux aux parents. L�auteur pr�sente diff�rentes d�finitions, donne des explications, �met des hypoth�ses sur le fantastique et le paranormal. Il pr�sente �galement un portrait de la situation religieuse au Qu�bec, de la situation du fantastique, la violence, le paranormal, les jeux, le symbolisme et la magie, pour finalement en arriver au satanisme.

Pour l�auteur, il est important de reconna�tre que tout comme leurs parents, les jeunes sont en qu�te de sens et de spiritualit�. Le fantastique r�pond pour un temps � leur qu�te, � leur recherche de sens. Il permet de r�pondre � leurs questions sur la vie. Il stimule leur imaginaire et le go�t du sacr�. Le fantastique et le paranormal suscitent l'int�r�t principalement les adolescents pour les sensations fortes qu�elle stimule. Le contact avec le fantastique permet l��vasion du quotidien et de la r�alit�.

L�auteur d�montre �galement avec plusieurs �tudes scientifiques, l�inexistence d�une corr�lation entre comportements violents et l�attrait pour le fantastique. Il pr�cise �galement que l�attrait pour le paranormal ne signifie pas que les adolescents soient plus cr�dules que les adultes.

Une comparaison entre les adolescents du monde d�montre que les jeunes Canadiens croient plus aux ph�nom�nes paranormaux que les adolescents am�ricains ou fran�ais.  Il avance quelques hypoth�ses pour expliquer ce ph�nom�ne :

  1. Le contenu des biblioth�ques scolaires canadiennes est compos� de plus de livres paranormaux que scientifiques;
  2. Les m�dias pr�sentent souvent ce genre d��v�nements sensationnels;
  3. Le temps r�duit consacr� � l��cole au d�veloppement de l�esprit critique et rationnel face aux ph�nom�nes paranormaux est de plus en plus r�duit.

Kropveld, M., & Pelland, M-A. (2003). Le ph�nom�ne des sectes : L��tude du fonctionnement des groupes. Montr�al: Info-Secte, 161 pp.

Ce texte a pour but de pr�senter les "sectes," souvent per�ues comme �tant en marge de la soci�t�, comme des groupes qui sont pr�sents dans notre vie quotidienne. Dans ce contexte, comprendre leur fonctionnement et parfois la violence qui �merge dans certains de ceux-ci appelle l�acquisition de connaissances sur le fonctionnement des groupes en g�n�ral.  Ainsi � travers les cinq chapitres et les six annexes, le lecteur peut s�informer sur la place des groupes dans une soci�t� d�mocratique; sur le fonctionnement interne et externe des groupes ainsi que sur les probl�mes interactionnels qui peuvent s�y former. Le lecteur peut �galement comprendre � travers trois exemples de fonctionnement de groupe les probl�mes et la violence qui �mergent. Le texte a pour objectif de susciter des discussions et des d�bats sur le ph�nom�ne.

Dans un premier chapitre, un portrait historique de l�organisme Info-Secte, de sa cr�ation � aujourd�hui est pr�sent�. Ce texte retrace simultan�ment la compr�hension acquise par l�organisme du ph�nom�ne sectaire, les services offerts, la client�le ainsi que les relations entretenues entre les repr�sentants d�Info-Secte et d�autres organisations et groupes nationaux et internationaux. Au cours de ses vingt-quatre premi�res ann�es d�existence, Info-Secte a connu de nombreux changements. Cr�er initialement sous le nom de Projet Culte en 1980. L�organisme a pour mission d�informer les �tudiants de l�universit� McGill et le public sur les sectes. Elle change de nom en 1990 et devient Info-Secte.  Au fil des ans, la compr�hension du ph�nom�ne sectaire s�est modifi�e. Utilisant initialement les termes secte et sectes destructeurs pour d�crire le sujet de leur pr�occupation, Info-Secte reconna�t aujourd�hui que l�utilisation de ce terme peut conduire erron�ment � identifier des groupes comme dangereux alors qu�ils ne le seraient pas. Info-Secte essaie donc mieux comprendre le fonctionnement interne et externe des groupes, plut�t que les reconna�tre ou non comme des sectes.

Le second chapitre pr�sente un r�sum� de la Charte qu�b�coise des droits et libert�s et explique le r�le de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse. Il permet de comprendre que malgr� la protection de la libert� de religion et du droit d�association, les membres de groupes doivent �galement respecter les lois. Chaque individu, qu�elle soit ou non membre d�un groupe doit respecter les valeurs d�mocratiques, l�ordre public et le bien-�tre g�n�ral.

Le troisi�me chapitre est consacr� � la compr�hension du fonctionnement des groupes. Ce chapitre essaie de comprendre pourquoi les groupes sont parfois des lieux de participation sociale, de r�confort, d��changes, mais �galement des lieux d�exclusion et de brutalit� psychologique. Ce chapitre se veut une introduction aux connaissances g�n�rales sur le fonctionnement des groupes et ses effets sur l�exp�rience individuelle des membres. Les auteurs d�finissent les normes et s�interrogent sur l�influence du conformiste ou de la d�fiance de celles-ci.  Une section traite du r�le des membres dans un groupe. Ils abordent �galement les relations entre les membres et le leader et leurs impacts sur le comportement de chacun. La question du fonctionnement externe est �galement trait�e. Elle aborde la question des relations entre les groupes, de la naissance de conflits et de la discrimination intergroupe.

Le quatri�me chapitre pr�sente des exemples de fonctionnements groupaux: celui du groupe de Roch "Mo�se" Th�riault, celui de l�Ordre du Temple Solaire (OTS) ainsi que celui d�Heaven's Gate (Porte du Paradis). Ces portraits tracent le parcours du groupe, de sa cr�ation aux �v�nements violents qui ont conduit � l�agression physique ou � la mort de certains membres. Le cinqui�me chapitre porte sur les questions les plus fr�quemment pos�es aux repr�sentants d�Info-Secte ainsi que sur les r�ponses donn�es.

Finalement, six annexes compl�tent le texte. Ces annexes traitent de questions fr�quemment utilis�es dans l��tude du ph�nom�ne sectaire et du fonctionnement des groupes. Les annexes abordent la question des manipulations mentales et des processus d�influence. Elle pr�sente une liste de d�finition du terme secte et nouveaux mouvements religieux. Elle pr�sente les phases th�oriques de d�veloppement d�un groupe ainsi que le processus de socialisation. La derni�re annexe pr�sente une analyse de diff�rentes r�actions gouvernementales au ph�nom�ne sectaire.

Vivian, A. (2003). Les sectes. �ditions Odile Jacob, 2003

Dans son livre, Alain Vivian, cet ancien directeur de la Mission interminist�rielle de lutte contre les sectes (MILS), expose diff�rents probl�mes li�s aux sectes et observ�s en France.

Ce texte peut �tre d�crit comme un ouvrage int�ressant afin de comprendre l��tat de la question sectaire en France. Nous pouvons toutefois mettre un b�mol sur l�analyse que fait l�auteur des r�actions gouvernementales face aux sectes.  Il analyse les r�actions gouvernementales de diff�rents pays � l�aide de son propre cadre de r�f�rence, sans toutefois s�interroger sur les motivations, les actions qui ont conduit certains gouvernements � adopter une strat�gie particuli�re.

Voici un r�sum� des diff�rents th�mes pr�sent�s.

Il aborde  la difficult� de d�finition juridique du terme secte.  Pour cet auteur, il existe plusieurs d�finitions du terme secte. Pour Vivian, certaines d�finitions sociologiques d�finissent les mouvements sectaires uniquement comme des formes de religiosit�s nouvelles. Pour l�auteur, les d�finitions sociologiques ne permettent pas de comprendre l'influence des sectes sur l�int�grit� physique et psychologique de leurs membres.

L�auteur souligne �galement le refus des repr�sentants religieux fran�ais de d�finir comparativement la notion de secte et d��glise.  L�observatoire du comportement sectaire pr�cise toutefois quelques diff�rences entre ces deux groupes: 

Secte

�glise

L�entr�e dans une secte est facile

L�entrer dans l��glise est plus complexe, elle n'est possible qu'� la suite d'une longue probation.

la sortie de la secte est difficile

la sortie de l'�glise est difficile

Le gourou d�tient la v�rit�

�tude des textes sacr�e, leurs discussions approfondies permettent une meilleure compr�hension qui ne se traduit pas en v�rit� absolue

La secte a r�ponse � toutes les questions

La foi religieuse cherche les r�ponses

 

Jean-Pierre Morin propose la notion de viol psychique ainsi que l�id�e de cr�er un d�lit de viol psychique.  Cette notion initialement int�ressante est rejet�e parce que le d�lit de viol psychique est difficilement identifiable. Il serait difficile de d�finir cette infraction. En fait, l�auteur reconna�t qu�il est difficile d�identifier un seuil nocif de pros�lytisme menant au viol psychique.  Devant les difficult�s de d�finition d�un tel d�lit, cette expression a �t� abandonn�e.

L�auteur se demande alors si le sectarisme est insaisissable.  L�auteur ne le croit pas.  Pour lui, le nombre important de grilles d�analyse du comportement sectaire permet de reconna�tre l�existence du sectarisme.  Il pr�sente les caract�ristiques d'une secte telles que pr�sent�es par la commission parlementaire sur la question des sectes de 1999, les analyses de Trouslard, de Monroy et de Anne Fournier. Ces deniers reconnaissent globalement qu�une secte peut �tre d�finie par la pr�sence d�un gourou autoritaire et autocratique, par la pr�sence d�une philosophie exclusiviste et intol�rante, par la pr�sence d�une vision totalitaire du monde ainsi qu�un d�tachement du membre avec ses proches.

Il retient toutefois la d�finition de la Mission interminist�rielle de luttes contre les sectes de (1998) comme la d�finition la plus compl�te du terme secte :

La secte est un groupement ou une association de structure totalitaire d�clarant ou non des objectifs religieux, dont le comportement porte atteinte aux droits de l�Homme t � l��quilibre social. 

Dans un autre chapitre, l�auteur aborde la question de typologie des sectes. S�interrogeant d�abord  sur l�id�e de d�nombrer le nombre de sectes sur le territoire fran�ais, il reconna�t que cette id�e n�a qu�une utilit� restreinte, puisqu�il n�existe aucun lien proportionnel entre le nombre de sectes et la nuisance sociale caus�e par ces groupes. 

L�auteur relate alors les tentatives de certains auteurs de classifier les sectes par certaines de leur sp�cialisation, par exemple sur la base de leurs techniques de recrutement.

Il pr�cise alors l�effort de classification des sectes selon leur doctrine. Par exemple l�effort pour distinguer les sectes d'orientation nouvel �ge, n�opa�enne, les mouvements sataniques� Pour l�auteur, cette strat�gie ne peut �tre efficace puisqu�un m�me groupe peut pr�senter diff�rentes orientations doctrinales. 

L�auteur conclu alors qu�une typologie des sectes bas�e sur leurs strat�gies de regroupement ou sur leur philosophie ne permet pas de comprendre le caract�re nocif de ces groupes. Il propose alors dans le chapitre suivant de reconna�tre les comportements condamnables commis le plus fr�quemment par les sectes.

Il analyse alors l�ensemble des infractions commises par les sectes sur le territoire fran�ais entre 1990 et 2000.   Voici les conclusions de cette analyse:

  1. Les infractions contre les mineurs:

         Les mineurs sont les premi�res victimes des sectes.  161 affaires sur 490 portaient sur des crimes commis contre des enfants et des adolescents. Les agressions sexuelles, le viol et l�attentat � la pudeur sont les infractions contre les mineurs les plus fr�quemment rapport�es devant les tribunaux. 

         Les mineurs sont �galement victimes de privations de soins, de privations alimentaires, d�abandon.

         Le d�faut de scolarisation des enfants constitue une autre offense dont sont victimes les mineurs membres des sectes.

  1. Les infractions �conomiques

         Les escroqueries sont �galement au nombre des infractions commises par les sectes et port�es � l�attention de la justice.

  1. Les attentats contre la personne

         L�irrespect de la loi informatique, la constitution ill�gale de fichier, l�usurpation d�identit�, le chantage, le racket;

         Assassinat, homicide involontaire, violence avec armes;

         L�atteinte � la sant� des membres par l�exercice ill�gal de la m�decine.

Dans le chapitre suivant, l�auteur d�crit quelques m�thodes utilis�es par les sectes afin de se servir de la justice afin d�atteindre leurs objectifs. 

Il mentionne par exemple la strat�gie de certaines sectes transnationales de prolonger un proc�s afin de cr�er une pol�mique, d�obtenir de la publicit� et de se faire conna�tre du grand public.  Les sectes peuvent �galement discr�diter les acteurs de la justice, avocat, juges �  Lors du proc�s, ils peuvent demander � leurs partisans de composer la salle au proc�s afin d�influencer le jury.

Les groupes sectaires essaient �galement de s�engager dans diff�rentes institutions afin d�obtenir un certain pouvoir.  Ils utilisent �galement le lobbying afin d�influencer les d�cisions des instantes gouvernementales.

L�auteur analyse la tendance des sectes de se r�fugier en Am�rique.  Dans son chapitre l�auteur comprend que par leur histoire les �tats-Unis r�agissent favorablement aux minorit�s religieuses. Toutefois, il reproche aux politiciens am�ricains la protection qu�ils offrent � certains groupes sectaires transnationaux. En fait, l�auteur reconna�t que le pouvoir politique am�ricain a �t� amen� par des lobbies de certaines sectes � enqu�ter sur l��tat du respect des libert�s religieuses dans le monde.  En 1999, des fonctionnaires d��tat am�ricain parcourraient le monde afin d�analyser le respect des libert�s dans le monde.  Selon Vivian, le rapport sur la base des t�moignages des repr�sentants de sectes formula des all�gations infond�es contre la France.

L�auteur note �galement les relations �troites que l�ancien pr�sident Clinton avait avec l��glise de scientologie ainsi que le pr�sident Bush avec des groupes fondamentalistes protestants.

L�auteur fait �galement le point sur les r�actions face aux sectes en Europe et dans le monde. Apr�s avoir fait le bilan des actions ou de l�inaction gouvernementale, en Belgique, en France, en Angleterre, au sein de la communaut� europ�enne.  Il conclut qu�outre les efforts de la France pour modifier les lois afin qu�elles permettent de prot�ger les membres de sectes contre des gourous manipulateurs, les gouvernements sont g�n�ralement n�gligents face aux sectes.  Il note le laxisme juridique de plusieurs gouvernements, la d�robade des religions face aux courants int�gristes ainsi que les dissertations st�riles des chercheurs en sciences humaines.

Fillaire, Bernard, & Tavernier, Janine. (2003). Les sectes. Paris: Le Cavalier Bleu, 123 pp.

Paru dans la collection "Id�es re�ues," l'ouvrage d�veloppe une s�rie de points de vue sur les sectes. Le livre est divis� en court chapitre, une id�e re�ue sur les sectes est pr�sent�e dans chacun d'eux. L�information contenue dans ce livre est appuy�e par plusieurs exemples de l�histoire de.  sectes. Les auteurs ont peu recours aux �crits scientifiques afin de d�montrer leur point de vue.  Les auteurs se basent plut�t sur leur connaissance pratique du ph�nom�ne sectaire. Dans ce court livre, les auteurs abordent sp�cifiquement les id�es re�ues concernant la question des sectes destructrices.  Voici un r�sum� des diff�rentes id�es re�ues pr�sent�es.

Le livre d�bute rapidement avec une d�finition critique du terme secte.  Pour ces auteurs, le sens du terme secte est pi�g�. Utilis� tant sur un plan sociologique ou psychologique, ce terme n�a aucune valeur juridique.  Les auteurs esp�rent qu�un travail sera fait dans ce sens, afin de distinguer entre dissidences religieuses et sectes destructrices. Pour eux, peu de recherches permettent de distinguer les groupes aux id�es "d�lirantes" qui respectent les droits fondamentaux des croyants des groupes sectaires destructeurs.

Id�e re�ue 1: Une religion est une secte qui a r�ussi

Pour ces auteurs, les sectes destructrices ne sont pas des religions, mais plusieurs d�entre elles utilisent des symboles religieux afin de faciliter leur int�gration ainsi que leur acceptation sociale.  Les sectes destructrices utilisent par exemple certains signes, certaines croyances, de religions connues afin de s�duire le futur adepte.  Ces derniers se sentent donc initialement familiers avec le groupe et ses croyances, puisque le groupe utilise des symboles qu�ils connaissent.

Pour les auteurs, l�utilisation de symboles religieux est �galement un atout dans les situations o� une secte destructrice conna�t des d�m�l�s avec la justice. Elle peut ainsi se pr�senter comme une victime de l�intol�rance religieuse. L�avantage d�utiliser une �tiquette de religion est �galement moral: elle donne une honorabilit� et une respectabilit� qui accrochent les gens en recherche de transcendance.

Id�e re�ue 2: Les sectes ne touchent que les pays riches

Dans la vie quotidienne, l��tiquette de secte est rapidement appos�e aux groupes qualifi�s de bizarres, d'�tranges. Pour ses auteurs, il est important de faire preuve de prudence, il ne faut pas devenir parano�aque et croire que les sectes se retrouvent partout dans la soci�t�.

Par exemple, bien que les sectes peuvent utiliser les m�decines alternatives comme voie de croyances, ceci ne signifie pas que l'ensemble de ces m�decins soit des gourous en puissance.

Afin d�aider le lecteur, les auteurs citent 13 familles de sectes, telles que d�crites dans le rapport sur les Sectes et l�argent publi� par l�Assembl�e nationale fran�aise en 1999.

  1. Les sectes alternatives: elles proposent une organisation parall�le de notre soci�t� et de nos rapports humains
  2. Les sectes apocalyptiques
  3. Les gu�risseuses
  4. Les n�o pa�ennes
  5. Le nouvel �ge
  6. Les orientalistes des d�viances du bouddhisme
  7. Les pseudo-catholiques et les pseudo-protestantes
  8. Les pseudo-psychanalitiques
  9. Les sataniques et les lucif�riennes
  10. Les syncr�tismes
  11. Les ufologistes ou les soucoupistes

Id�e re�ue 3: Les sectes sont communautaires

Dans ce chapitre, les auteurs abordent la question du mode de vie privil�gi� par les sectes.  Est-ce que les sectes vivent en communaut� ferm�e?

Se basant sur l�exemple de diff�rents groupes (T�moin de J�hovah, la scientologie, la secte de Moon, le Mandaron), les auteurs concluent que les sectes ont compris qu�afin de recruter de nouveaux membres, d�augmenter leurs profits et d�acc�der au pouvoir, elles devaient s�int�grer dans leur milieu. Elles devaient acqu�rir un statut social. Alors m�me si les sectes forment des communaut�s, elles ne sont souvent pas compl�tement ferm�es au monde ext�rieur.

Id�e re�ue 4: Les gourous sont des fous?

Le mot gourou vient du terme sanskrit GURU qui signifie v�n�rable ma�tre spirituel ou religieux. Un ma�tre qui n�exige de ses adeptes aucun signe de soumission. Le gourou enseigne et esp�re le mieux pour ses �l�ves. Il n�est pas en qu�te de miracle, il aide ses �l�ves � s�accepter. Pour les auteurs, les gourous de sectes contemporaines sont loin de correspondre � cette image. Ils sont plut�t craints, aim�s, adul�s et admir�s. Ils sont d�crits comme des sauveurs qui sont investis d�une mission divine.

Le gourou n�est pas d�crit comme fou, mais comme un �tre parano�aque. Il pr�sente �galement un d�lire d�identification � Dieu, il se prend pour Dieu. Il d�sire dominer, il s�invente ainsi des pouvoirs supra normaux.  Il d�veloppe parfois un complexe de pers�cution, voyant toute personne ext�rieure � la secte comme un danger potentiel. Certains ont des probl�mes sexuels.  Les auteurs reconnaissent finalement que le gourou n�existe pas sans la pr�sence d'adeptes et les adeptes n'existent pas sans un leader.  Il existe une relation entre le leader et l�adepte qui permet � ses deux protagonistes de sentir grandir, de se sentir importants.

Id�e re�ue 5: Pour entrer dans une secte, il faut �tre faible d�esprit

Pour les auteurs, plusieurs croient faussement qu�on "entre dans une secte."  Pour eux, aucun individu ne choisit de devenir membre d�une secte. Tout se fait progressivement. Initialement, une personne entre dans un groupe qui correspond � ses id�aux, qui r�pond � certains de ses besoins, qui lui propose un changement.  Apr�s le d�part de la secte,  l�exp�rience initialement positive devient ali�nante pour l'ex-membre. L�ancien adepte reconna�t alors avoir �t� membre d�une secte.

Les personnes qui sont manipul�es par un groupe sectaire ne sont pas faibles d�esprit.  Pour l�auteur, par exemple les personnes qui ont un baccalaur�at sont plus � risque de devenir membre d�une secte, parce qu�ils sont souvent � la recherche d�un id�al. Pour les auteurs, les sectes ciblent plus souvent les �tres en d�tresses pour devenir membre

Id�e re�ue 6: Les adeptes sont plus �panouis dans la secte qu'auparavant

L�id�e trait�e dans cette section porte sur l�effet initial que peut avoir la secte sur le membre.  Dans les premiers moments, l�adepte peut ressentir une paix, un calme int�rieur et un grand bonheur, apr�s son initiation.  Le sentiment de calme que ressent l�adepte peut s�expliquer par les r�ponses que lui apporte le groupe. L�adepte rencontre un groupe, un gourou qui lui donne acc�s � une nouvelle fa�on de comprendre sa r�alit�. Les r�ponses que donne le groupe peuvent alors ressentir un calme qu�il n��prouvait pas avant son entr�e dans le groupe.  Pour ces auteurs, la radieuse insensibilit� des adeptes peut devenir probl�matique et mener � l�acceptation de maltraitance afin d�atteindre l�id�al.

Id�e re�ue 7: les adeptes sont des victimes

Pour les auteurs, les adeptes sont victimes de manipulation mentale. Dans ce contexte, le membre peut accepter de commettre des actes criminels. Alors qu'il n'�tait pas criminel auparavant, les techniques d'influences transforment ses convictions.  Des comportements consid�r�s, comme r�pr�hensible avant l'entr�e dans le groupe sont maintenant d�crits par l'adepte comme acceptables.

Id�e re�ue 8: Les sectes encouragent le suicide

La secte offre le choix � l�adepte de suivre ou mourir ou m�me parfois de suivre et mourir.  En fait, le groupe commet g�n�ralement l�assassinat moral des membres.  Pour l�individu, l�ensemble des sectes destructrices sont d�crites comme dangereuse, certaine conduisant m�me leur membre vers un suicide collectif.

Id�e re�ue 9: Les enfants sont les plus maltrait�s

Les sectes instruisent les enfants en leur transmettant une pens�e dichotomique: le bien est dans la secte et le mal � l�ext�rieur.

L�int�grit� psychologique des enfants est souvent mise en p�ril dans ces groupes.  Ainsi, l�enfant se retrouve isol�, sans lien possible avec leurs parents. �duqu� par une tierce personne, le leader devient souvent le p�re des enfants du groupe.  Le droit � l�int�grit� physique des enfants est souvent bafou� dans les sectes, ainsi ils n�ont souvent pas acc�s � des soins m�dicaux ad�quats, ils sont soumis � un r�gime alimentaire pauvre. Parfois, le ch�timent corporel peut �tre utilis� comme mode de sanction.

Id�e re�ue 10: un ancien adepte ne retrouve jamais une vie normale

Apr�s leur sortie du groupe, les anciens membres vivent de nombreuses difficult�s.  Ils doivent faire face � la honte qu�ils ressentent d�avoir int�gr� une secte.  Ils doivent r�apprendre � se faire confiance.  L�ancien adepte sort physiquement de la secte, mais mentalement la philosophie du groupe influence encore sa vie.  La culpabilit�, l�anxi�t�, la peur de repr�sailles sont quelques-uns des sentiments �prouv�s par les adeptes � leur sortie.

Id�e re�ue 11: les sectes se servent des textes religieux pour cr�er leur doctrine.

Pour les auteurs, les doctrines cr��es par les sectes sont des produits de consommation qui ont pour but premier de s�duire l�adepte.

Les doctrines incluent souvent la notion de cataclysme ou de catastrophe.  Cette notion permet d�introduire l�id�e que seuls les membres du groupe survivront � l�apocalypse.

Parfois, les sectes peuvent utiliser des textes sacr�s.  Par une lecture fondamentaliste de ces derniers, elle peut manipuler l�adepte � faire certains choix ou � adopter certains comportements.

Id�e re�ue 12: les sectes parlent d�amour

L�amour est utilis� comme un outil de manipulation dans les sectes. Pour les auteurs, la notion d�amour prend un autre sens dans les sectes: l�amour doit �tre exclusif au gourou. L�amour physique est parfois partag� avec le leader voire avec les autres membres du groupe.  Au nom de l�amour, les membres acceptent parfois m�me que les enfants soient viol�s.

Id�e re�ue 13: les sectes r�pondent aux grandes questions de la soci�t�

Pour les auteurs, les sectes poss�dent une r�ponse � toutes les questions.  Elles d�veloppent des explications � toutes les questions, peu importe qu�elles portent sur la criminalit�, la citoyennet�, le racisme, la drogue, la corruption, la guerre, le travail ou la famille, les sectes poss�dent les "vraies" r�ponses.

Id�e re�ue 14: les sectes sont apolitiques

Pour les auteurs, les sectes se d�crivent souvent comme apolitique, sans sympathie pour un parti politique ou un autre. Pourtant nombreuses sont celles qui ont le projet de former des gouvernements mondiaux. Pr�nant la th�ocratie, certaines sectes aspirent � diriger le monde

Id�e re�ue 15: but premier des sectes: l�argent

Pour les auteurs, quelques-unes des sectes aux ramifications internationales vivant sur le territoire fran�ais n�ont qu�un d�sir, celui de devenir une puissance �conomique. Le pouvoir financier des sectes est toutefois acquis au co�t de diverses infractions au code du travail ou au code de la s�curit� sociale.  Les sectes ne sont pourtant pas des organisations mafieuses. L�argent amass� vise � promouvoir l�id�ologie du groupe, la d�marche spirituelle des membres.

Id�e re�ue 16: Les lois sont impuissantes contre les sectes

Cette proposition est fausse selon les auteurs, puisque le pouvoir public fran�ais dispose de lois pour r�primer les actions frauduleuses des membres:

  1. Article 313-4: qui sanctionne l�abus frauduleux de l��tat d�ignorance ou de situation de faiblesses des mineurs;
  2. Article 225-13: le fait d�obtenir les services gratuits d�une personne en abusant de sa vuln�rabilit� ou de sa situation de d�pendance;
  3. Article 225-14: le fait d�obtenir la soumission d�une personne en abusant de sa vuln�rabilit� ou de sa situation de d�pendance.

Tavernier, Janine. (2003). 20 ans de lutte contre les sectes. Paris: �ditions Michel Lafond, 238 pp.

Ce livre informatif est l��uvre d�une militante de l�UNADFI.  Apr�s vingt ans de lutte contre les sectes, Janine Tavernier trace un portrait des caract�ristiques souvent pr�sentes dans un groupe sectaire. Elle nous transmet son savoir d�exp�rience aupr�s des anciens membres, en se basant sur de nombreux exemples. Voici donc un r�sum� des principales conclusions de l�auteure..

Pour l�auteur, la structure hi�rarchique de la secte est rassurante pour les nouveaux membres qui ont perdu leurs rep�res. Dans le but d�acc�der � une position valorisante et importante dans la hi�rarchie du groupe, l�adepte se soumet au leader.  L�adepte comprend que la moindre d�viance aura pour effet de compromettre son cheminement dans le groupe.

L�auteur d�crit le gourou comme un illusionniste, une personne qui n�h�site pas � utiliser diff�rentes techniques afin de manipuler les adeptes. Elle rel�ve dans ce sens l�utilisation d�hologrammes par Jo di Mambro, afin de convaincre les membres de l�Ordre du Temple Solaire qu�il communiquait avec les �tres sup�rieurs.

Les sectes se d�finissent souvent comme des victimes de pers�cution sociale.  Parfois, certains groupes croient m�me �tre surveill�s par de nombreuses instances internationales. Lorsque les membres de la secte se reconnaissent au c�ur d�un complot ou d�une enqu�te, ils se sentent valoris�s par ces �v�nements.  Ainsi, ils se d�finissent comme membre d�un groupe important dans l��chiquier mondial. 

Pour l�auteur, les sectes utilisent le religieux afin de s�duire leurs membres. Il pr�sente aux futurs membres une nouvelle vision du monde � l�aide de r�f�rences connues. Le futur membre se sent alors rassur� par les �l�ments familiers et stimul� par les �l�ments nouveaux.

Pour l�auteur, une secte doit n�cessairement �tre d�finie comme un groupe dangereux.  Certaines sectes portent atteinte � l�int�grit� physique de leurs membres en promettant la sant�. Sous le statut de gu�risseur, elles endoctrinent des membres d�sesp�r�s � trouver une solution � leur probl�me de sant�, peu importe la maladie, les leaders de sectes ont la solution.  Dans ces groupes, les membres doivent parfois se soumettre � un r�gime alimentaire restrictif.  La secte affaiblit donc le corps afin de domestiquer l�esprit.

Les sectes d�veloppent souvent leur propre langage, elle transmet aux membres un code de connaissances qui a pour effet de cr�er une rupture avec la soci�t� existante.

La secte se pr�sente toujours de mani�re � s�duire le membre potentiel.  Le groupe essaie d�s le d�but de l�engagement de la personne dans le groupe de l�endoctriner et de la dominer.

Dans le discours du leader, l�argent est d�crit comme un moyen de prouver l�amour des adeptes envers le leader. L�argent est une ressource n�cessaire � la survie du groupe, il permet de poursuivre la transmission du message.

Pour l�auteure, les enfants sont des membres importants des sectes.  Ils sont faciles � manipuler, ils sont silencieux et ils assurent la p�rennit� du groupe.  L��ducation des enfants dans le groupe est souvent enracin�e dans des pratiques nocives pour l�int�grit� physique, intellectuelle et psychologique des enfants. Par exemple, la s�paration syst�mique de l�enfant et de ses parents, l��ducation sexuelle impos�e, le refus d�intervention m�dicale sont autant de pratiques qui mettent en danger la s�curit� des enfants.

Pour l�auteure, tout groupe totalitaire est porteur de violence. La criminalit� est fr�quente dans les sectes, puisque pour eux seule la loi de Dieu ou du leader existe.  Les infractions au Code p�nal importent peu puisqu�elles sont approuv�es par une instance sup�rieure.

Analyse du Fonctionnement d�un Groupe Sectaire

Trois groupes diff�rents ont �t� le sujet d��tude de cinq documents.  Le groupe Ra�lien, l��glise de scientologie et les T�moins de J�hovah.

L�ann�e 2003 peut �tre d�crite comme l�ann�e m�diatique des Ra�liens.  D�s janvier de cette ann�e, ce groupe faisait la manchette des journaux avec l�annonce de la naissance du premier b�b� clon�. Le fondateur du groupe fut m�me interview� par CNN, Larry King et des journalistes de la BBC. Sans mettre de l�avant le c�t� sensationnalisme du groupe, Bisaillon (2003) pr�sente une �tude descriptive bien document�e du groupe. Il retrace ainsi l��volution du groupe et sa philosophie. Ce livre est une source d�information int�ressante sur ce groupe.

Bisaillon, Martin. Enqu�te sur le mouvement ra�lien. Montr�al: �ditions Les Intouchables.

Ce livre est le r�sultat d�une enqu�te r�alis�e par Matin Bisaillon, un journaliste qu�b�cois. L'analyse approfondie des �crits du groupe, de documents minist�riels, d�articles de journaux ainsi que d�entrevues permet � l'auteur de d�crire en d�tail l'histoire de groupe et sa philosophie.  Dans les paragraphes qui suivent, vous trouverez donc un r�sum� de l�information dans ce livre.

La vie de Claude Vorilhon avant de devenir Ra�l

Pour les membres des ra�liens, Claude Vorilhon est n� le 25 d�cembre 1945.  Fils de Iahv� et d�une m�re terrienne, il est le demi-fr�re de J�sus.  Pour l�auteur, cette version de la naissance de Claude Vorilhon est contradictoire avec les donn�es factuelles. Ainsi, Claude Vorilhon est n� le 30 septembre 1946 dans la ville d�Ambert en France.  Fils ill�gitime d�un juif alsacien, il est �lev� par sa m�re, sa tante et sa grand-m�re.

� l��ge de 15 ans, il quitte Ambert pour Paris. � cette �poque, il change de nom, Claude Vorilhon devient alors Claude Celler chanteur. Il essaie alors de percer dans le domaine de la chanson, il obtient toutefois peu de succ�s. Apr�s, le suicide de son agent, il redevient Claude Vorilhon et se lance dans le journalisme. � cette �poque, il �pouse une jeune infirmi�re avec laquelle il aura deux enfants. 

Entre 1970 et 1971, il travaille dans un journal automobile de Dijon.  Se passionnant pour la course automobile, il d�cide de fonder son propre journal AutoStop.  En 1973, la crise du p�trole et l�interdiction du gouvernement fran�ais de tenir des courses automobiles et des rallyes obligent Vorilhon � cesser la publication de la revue.

La r�v�lation: la fondation de la doctrine

Vorilhon devient Ra�l le 13 d�cembre 1973, peu de temps apr�s la fermeture de la revue de sport automobile qu�il avait mise sur pied.  Il se rend alors en Auvergne ou il rencontre des extra-terrestres. L�un d�eux, lui r�v�le que les hommes ont �t� cr��s par les �lohim dans les laboratoires. L�un des extraterrestres confie une mission � Vorilhon: celle de raconter aux hommes sa rencontre avec les extra-terrestres et assurer la transmission de leur message. 

Vorilhon raconte donc � qui veut l�entendre que les hommes on une mission, celle de r�agit au message des �lohim. Cinq jours apr�s cette rencontre, les �lohim dictent un message � Vorilhon, il r�dige alors le premier livre de la philosophie ra�lienne. Ils ont confi� � M. Vorilhon que les �lohim avaient cr�� la terre il y a 25 000 ans. Cr�ant d�abord les animaux, ils ont ensuite cr�� des hommes � leur image. Les diff�rentes ethnies correspondantes � des �quipes diff�rentes de cr�ateurs �lohim.

Les �lohim expliquent � Vorilhon l�importance de la g�niogracie, c�est-�-dire la cr�ation d�un gouvernement mondial constitu� de g�nies qui d�cideront du sort du monde entier.

Selon des entrevues avec des amis d�enfance de Claude Vorilhon, il aurait r�dig� son premier livre sur les �lohim dans un bistro. Il d�cide apr�s plusieurs discussions avec ces amis de r�diger son histoire et de le faire circuler. Selon eux, Vorilhon n�aurait pas rencontr� les extraterrestres.

Le 13 mars, 1974, Volrilhon est invit� � participer � une �mission de t�l�vision afin de discuter de son "exp�rience" avec les extra-terrestres. Apr�s son passage, il re�oit des milliers de lettres de personnes qui croient en son histoire.  Ce passage � la t�l�vision marque le d�but du groupe.

En 1975, il fonde le Mouvement pour l�accueil des �lohim cr�ateurs de l�humanit� en laboratoire (MADECH).  Le 31 juillet 1975 , il re�oit une seconde visite des extraterrestres et il �crit un second livre. Il d�m�nage alors � P�rigord, o� il re�oit la visite de gens qui veulent rencontrer Ra�l.  Le 5 juillet 1975, il quitte le MADECH. 

Le 7 octobre 1975, il re�oit une autre visite des �lohim, ces derniers lui dicteront le fondement que devra prendre l�autorit� morale de Ra�l sur les personnes qui d�cideront de le suivre.

La consolidation du groupe

Dans ce chapitre, l�auteur d�crit la visite de Ra�l avec les �lohim et il pr�sente certaines r�gles qui g�rent la vie dans ce groupe.

Le 7 octobre 1975, Ra�l raconte avoir visit� les �lohim.  Au cours de cette rencontre, il apprend qu�il aura acc�s � la vie �ternelle. Lors de cette visite, il d�ne avec d�autres humains extraordinaires tels que J�sus, Mo�se, Mahomet... Apr�s le repas, il est conduit dans une chambre o� un �lohim lui fabrique six femmes qui r�pondront pour la nuit � ses moindres d�sirs.  Lors de cette visite, son cerveau est branch� � un ordinateur, il devient alors l�homme le plus intelligent du monde.  Ra�l apprend �galement que les personnes qui le suivront seront accueillies au pays des �lohim.

Au cours de ce voyage, Ra�l re�oit les lois qui devront guider sa vie et celles des membres de son groupe sur terre. Il promet un monde meilleur � ses membres par l��tablissement de la g�niocratie, le monde dirig� par des g�nies. Il encourage �galement ses membres � faire don de leurs biens au groupe au moment de leur mort. Pour l�auteur, ces r�gles sont les premiers signes de d�rives du groupe.

L'expansion du groupe

En 1977, la corporation canadienne du mouvement ra�lien est fond�e � Montr�al (Qu�bec) ainsi que le mouvement ra�lien international � Gen�ve.

� la m�me �poque, Ra�l cr�e une fondation au Liechtenstein, celle-ci a pour mission de percevoir les droits d�auteurs des livres r�dig�s par Ra�l ainsi que de subvenir � ses besoins. En 2002, cette fondation d�m�nage � une adresse secr�te pour la plupart des membres.

En 1977, Ra�l publie un livre intitul� "G�niogracie."  Il expose alors son programme politique.  L�auteur le qualifie de totalitaire.

En 1979, Ra�l publie "Accueillir les extra-terrestres." Un livre qui annonce la fin du monde par la guerre atomique. Dans ce dernier livre, Ra�l se prononce �galement sur l��ducation des enfants.  Il pr�cise que la violence dans le monde dispara�tra quand les hommes jouiront pleinement de leur sensualit�.  La th�orie de la sensualit� vient donc d��tre cr��e.  Dans ce contexte, les enfants du groupe doivent �tre �duqu�s � la sensualit�, ils doivent apprendre comment obtenir et donner du plaisir. Le livre ne sp�cifie toutefois pas comme les parents doivent proc�der pour �duquer leurs enfants � la sensualit�.

En 1980, Ra�l publie un livre sur la "M�ditation sensuelle." Selon Ra�l la m�ditation sensuelle permet de repousser les limites impos�es par la soci�t�.

Dans les ann�es 90, le groupe se lance dans un mouvement de provocation au Qu�bec, afin disent-ils de s�duire les adolescents. En 1994, le groupe obtient au Qu�bec le statut de corporation religieuse, il devient donc l��glise Ra�lienne.

En 2002, Ra�l est publi� pour la premi�re fois par une maison d��dition qu�b�coise.  Il cr�e �galement la revue contact publi�e �galement aux �ditions Qu�b�cor.

Clonaid

Le clonage est � la base de la philosophie du groupe. Ra�l explique d�ailleurs qu�un jour il sera possible de transf�rer le cerveau d�un �tre humain dans son propre clone. Ainsi, un homme de soixante ans pourra retrouver son corps de 18 ans tout en conservant son intelligence et son exp�rience. 

Neuf jours apr�s le clonage de la brebis Dolly, Clonaid est cr�e par Brigitte Boisselier. De 2000 � 2002, des jeunes femmes sont pr�sent�es � la presse comme de futures m�res porteuses.  Clonaid est finalement financ� en juin 2001 par un riche am�ricain. Il finance le Clonaid, afin que le groupe clone son fil d�c�d�.  Il investit plus de 500 000 us dans ce projet.  En ao�t 2001, cet homme se dissocie de Mme Boisselier trouvant que cette derni�re recherchait trop l�attention des m�dias. Le 28 mars 2001, Claude Vorilhon et Brigitte Boisselier rencontrent le s�nat am�ricain afin de discuter de clonage.

Le 27 d�cembre 2002, Brigitte Boisselier annonce la naissance du 1er b�b� clon�. L�effet de cette annonce propulse le groupe en premi�re page des journaux partout dans le monde.  En deux jours, le site Internet du groupe attire un million et demi de visiteur.  Pour Ra�l, Clonaid est devenu l�outil par excellence de transmission de son message.

La famille et les enfants dans le Mouvement Ra�lien

Dans ce chapitre l�auteur aborde la place et le sens des enfants et de la famille dans le mouvement Ra�lien.

Pour Claude Vorilhon, les jeunes doivent avoir une libert� d�agir et de penser sur le plan sexuel, politique et spirituel d�s l��ge de 14 ans. L��veil de la sexualit� de l�enfant est important dans la philosophie du groupe.  L��ducation sensuelle doit �tre � la base de l��ducation. Ra�l se d�fend bien de valoriser le comportement p�dophile. Afin de s��loigner de cette image, il fonde en 2001 un site Internet qui encourage la d�nonciation des pr�tres catholiques agresseurs sexuels.

Pour Ra�l, les enfants doivent �tre per�us aux yeux de leurs parents comme un objet d��panouissement r�ciproque.  Dans cette logique, un parent vit avec ses enfants dans la mesure o� il favorise son �panouissement.

La g�niocratie

Dans ce chapitre l�auteur aborde le concept de g�niocratie et son utilisation par Ra�l.

La g�niocratie propose de r�former la constitution des gouvernements du monde afin que seuls les �tres g�niaux dirigent le monde.

La philosophie du groupe: une copie !

L�auteur introduit l�hypoth�se selon laquelle Ra�l aurait plagi� son premier livre sur l��uvre de Jean Sendy intitul� "La lune cl� de la bible" publi� chez Gallimard.

L�autre visage des ra�liens

Pour l�auteur, le but premier de l�existence du groupe est �conomique. Pour l�auteur, le discours de Ra�l est d�abord orient� vers la recherche de profit.  Ainsi, le groupe vend une quantit� importante de produits (livres, m�daillons).  Dans les �crits du groupe, l�achat de livres ou de produits d�riv�s est d�crit comme un acte d�amour envers Ra�l.  Un geste qui permet au leader de vivre.  Afin d�augmenter les profits du groupe, Ra�l d�clare m�me dimanche jour de diffusion, jour o� les membres se rendent sur la place publique pour vendre ses �uvres. Les jours de diffusion ont �galement un autre objectif, celui d�encourager la ferveur des membres, plus ils sont convaincus, plus ils s�investissent dans le groupe.

L�attention m�diatique est une autre obsession du groupe. Ainsi dans la revue du groupe, un r�sum� des interventions m�diatiques est fait.  Ra�l se dit victime des m�dias, il affirme que les journalistes sont manipul�s.  Pourtant, il se sert bien des m�dias. Il parvient m�me � �tre re�u � l��mission de Larry King � CNN. 

L�orgueil est un terme important dans l�organisation ra�lienne, ainsi lorsqu�un membre remet en question le groupe, la philosophie ou Ra�l, il est rapidement d�crit comme orgueilleux.  Un membre trop orgueilleux pour transmettre le message est rapidement exclu du groupe.

Les anges

Depuis le 13 d�cembre 1997, Ra�l cr�e l�ordre des Anges, une organisation de femmes d�vou�es qui a pour mission de servir Ra�l.

La parano�a du leader

Depuis peu, Ra�l croit �tre surveill� par les services secrets.  Il exige ainsi une soumission totale de ses membres afin de pr�venir toute forme de fuite.

Renard, J.-B. (2003). Le mouvement ra�lien: les raisons d'un succ�s. Psychologie et soci�t�. Logique sociale des ph�nom�nes sectaires. 3, 2. 116-131.

Le groupe Ra�liens est l�un des rares groupes "soucoupistes" � avoir surv�cu au passage du temps. L�auteur analyse le fonctionnement du groupe afin d�identifier les facteurs qui expliquent la p�rennit� du groupe.

L�auteur identifie trois facteurs qui ont fait le succ�s du groupe: la doctrine, le leader charismatique, la cr�ativit� sociale permanente.

La doctrine

Pour l�auteur, deux �l�ments particuliers de la doctrine s�duisent les membres, le cr�ationnisme extraterrestre et l��thique morale du groupe.

Le cr�ationnisme extraterrestre d�fend une vision ath�e de l�univers.  Il explique que les hommes ont �t� cr��s par des extraterrestres en laboratoire.  Ra�l rejette ainsi dans sa doctrine l�origine animale de l�humanit�.  Ra�l interpr�te m�me la bible en fonction de cette croyance. Ainsi, il explique par exemple que les trompettes de J�richo �taient une arme ultrason.

L��thique morale du groupe s�duit de nombreux nouveaux membres.  Le groupe pr�ne ainsi une fraternit� libertaire. Le but de la fraternit� libertaire est de supprimer l�agressivit� par l��panouissement de l�humanit�.

Le leader charismatique

Pour l�auteur, la personnalit� charismatique de Ra�l peut expliquer la p�rennit� du groupe. Il pr�cise toutefois que le charisme de Ra�l n�est pas inn�, mais le produit d�une construction sociale des membres importants du groupe. Il explique que le mythe construit est le r�sultat des efforts des membres les plus importants du groupe Ra�lien. Ils ont progressivement cr�� un culte de Ra�l. Ils ont �galement introduit un syst�me complexe de relation qui rend Ra�l inaccessible aux nouveaux membres. Ra�l est per�u par les membres comme un m�diateur capable de r�soudre les crises sociales et personnelles v�cues par les membres.

Une cr�ativit� sociale permanente

Pour l�auteur, les membres maintiennent leur appartenance au groupe en raison des activit�s diverses et fr�quentes du groupe, des activit�s de pros�lytismes qui consolident le lien des membres au groupe.

En conclusion, l�auteur pr�sente sans comparer avec son analyse l��tude de Palmer (1999).  Cette derni�re reconna�t cinq facteurs qui expliquent le succ�s de l��glise Ra�lienne :

  1. Le mouvement obtient un certain succ�s au Qu�bec parce qu�il arrive � remplacer l��glise catholique dans la vie de certains membres;
  2. Il rejette Dieu et l�Ancien Testament;
  3. Il permet de vivre une sexualit� libre de toute contrainte;
  4. Le cr�ationnisme ath�e est une doctrine qui attire de nouveaux adh�rents;
  5. Le groupe permet l�identification � un homme nouveau qui incarne les valeurs post-modernes.

Palisson, Arnaud. (2003). Grande enqu�te sur la scientologie: Une secte hors la loi. Lausanne: Editions Favre SA, 263 pp.

Ce livre est le r�sultat d�une �tude de doctorat de droit priv� et de sciences criminelles.  La th�se de doctorat de Palisson a pour objectif de comprendre le fonctionnement du groupe de Lafayette Ron Hubbard, l��glise de Scientologie. Apr�s l'analyse de documents internes du groupe, de leur philosophie et apr�s l'analyse d'une entrevue avec un ancien membre, l'auteur conclut que l'int�gration d'un nouveau membre au groupe entra�ne la commission d'activit�s criminelles r�pr�hensibles. Au nombre de ces activit�s, notons l'exercice ill�gal de la m�decine, l'escroquerie aggrav�e et la s�questration.

D�s les premi�res rencontres d�int�gration d�un nouveau membre un crime est commis, celui de la pratique ill�gale de la m�decine. Le nouveau membre nomm� "Pr�clair" a pour mission d��tudier et de comprendre rapidement les �crits du fondateur Ron Hubbard. Devant la quantit� de mat�riel, le membre est g�n�ralement incapable d�assimiler et de comprendre l�information contenue dans ces nombreuses publications. Dans cette situation, la personne responsable de la supervision de ce nouveau membre pose alors un diagnostic. Elle conclut que l�incapacit� du membre est le r�sultat d�une accumulation importante de r�sidus toxiques. Elle ordonne alors au "pr�clair" de s�inscrire � un programme de purification.  Par ce geste, le superviseur a formul� un diagnostic et prescrit un traitement sans �tre m�decins.  Cette infraction est passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende en France.

Dans son cheminement au sein de l��glise de scientologie, le membre doit purger son physique pour ensuite purifier son mental. L�auteur d�crit le processus de purification mentale comme une escroquerie, une tactique utilis�e par le groupe afin de soutirer de l�argent aux membres. La purification mentale d�bute avec la passation d�un test de personnalit�. L�analyse de ce test entra�ne l�identification de troubles de personnalit�. Pour enrailler ces probl�mes de personnalit�s, des cours sont offerts au membre. Ces formations lui permettront de se distinguer des mortels et de r�gler leurs troubles de personnalit�. Lors de ces formations, l��l�ve doit acheter des livres, des appareils qui l�appuient dans son processus de transformation.   Pour l�auteur, ces man�uvres utilis�es pour persuader la personne de suivre diff�rent cours sont frauduleuses.  Pour l�auteur, cette infraction est passible de sept ans d�incarc�ration en France. Dans le processus d�inscription � des cours dans l��glise de scientologie, il y a donc escroquerie parce que les cours prescrits par le groupe ont d�abord un but lucratif.  Par exemple, l��lectrom�tre que doit acheter le membre n�est en fait qu�un galvanom�tre, un outil qui ne peut en aucun temps avoir pour fonction de mesurer l��tat mental d�une personne.

Dans un troisi�me temps, Pallison reconna�t que l�int�gration d�un membre dans l�organisme "Sea Org" entra�ne la commission d�infractions diverses.  Apr�s l��tape de la purification, le membre doit prendre part � un processus de progression spirituelle. Lors de cette d�marche, la personne apprend qu�il est recouvert de "Th�tans," des parasites extraterrestres.  Pour �liminer la pr�sence de ces derniers, la personne doit traverser huit stades qui lui permettent de s��lever au dessus des humains, des �tres sup�rieurs. Au cours de ce cheminement, le membre doit se soumettre � une discipline extr�me. � la moindre d�viance aux normes de "Sea Org" le membre est sanctionn�. L�adepte peut par exemple �tre enferm� contre son gr� pendant des semaines subir diff�rents types d�humiliations. L�auteur conclut en disant que l�enl�vement de plus de sept jours d�une personne et sa s�questration sont des actes passibles de vingt ans de prison en France.

UNADFI. (2003). Qui sont vos anc�tres? Adam ou Cro-Magnon? Lucy ou Eve? Les T�moins de J�hovah et la th�orie de l'�volution. La cage des sectes. Bulle n.80.

Pour les T�moins de J�hovah, l�homme a �t� cr�� par Dieu il y a plus de six mille ans.  Ils rejettent radicalement la th�orie de l'�volution qui explique que le singe est l�anc�tre de l�homme.  Pour le groupe, cette explication est mensong�re et satanique.

L�UNADFI constate que les dirigent des T�moins de J�hovah sont contrari�s par les recherches scientifiques qui remettent en cause une lecture strictement litt�rale du r�cit de la Gen�se et, par-l�, de la Bible dans son entier.

Afin d��viter que les membres du groupe soient s�duits par la th�orie de l��volution, la soci�t� Watchtower publi�e r�guli�rement des livres pour d�nigrer cette th�orie. Ils ont publi� r�cemment, "La vie: Comment est-elle apparue? �volution ou cr�ation."

Selon l�analyse de l�UNADFI, de nombreuses citations et informations contenues dans le livre sont erron�es.

Le groupe cite en autre Francis Hitching et son livre, Le cou de la girafe. Ils le pr�sentent comme un chercheur connaissant qui critique la th�orie de l��volution.  Dans les faits, cet homme serait plut�t un auteur de sc�narios de TV et n'aurait aucune formation scientifique.

Pour l�UNADFI, il est inqui�tant d�observer que les T�moins de J�hovah utilisent ce livre comme un ouvrage d�enseignement destin� � persuader les membres et les futurs membres de la v�racit� des pr�ceptes du groupe.

Encore plus inqui�tant selon l�UNADFI, les t�moins de J�hovah utilisaient jusqu�� tout r�cemment ce livre afin de recruter des adolescents, en demandant � leurs enfants de pr�senter le document aux autres �l�ves.

UNADFI (2003). Le grignotage jehoviste. Bulle 79: Discerner les d�rives sectaires..

Dans cet article, l�auteur explique comment les T�moins de J�hovah utilisent certaines dispositions de l��tat par exemple des exon�rations financi�res afin d�obtenir un statut dans la r�publique. Pour l�auteur, le groupe utilise ces avantages afin de faire valoir, afin d��tre reconnu comme un groupe religieux. L�auteur reconna�t six �l�ments strat�giques utilis�s par le groupe:

  1. Pr�senter une image de citoyen exemplaire, d�montrant ainsi la diff�rence entre les principes moraux rigides du groupe et la permissivit� pr�sente dans la soci�t�;
  2. Obtenir une exon�ration fiscale de tribunaux administratifs afin de contourner les exigences du Minist�re de l�Int�rieur;
  3. Obtenir l�acc�s des membres � une assurance-sant� et une assurance de vieillesse de l��tat;
  4. Pr�tendre �tre reconnu par l��tat;
  5. S�associer avec des personnalit�s connues comme des sp�cialistes de grandes religions;
  6. Trouver du soutien aupr�s de gouvernement �tranger, afin que ce dernier influence le gouvernement fran�ais.

L�auteur pr�sent �galement une liste d�infraction commise par les T�moins de J�hovah.

L�exploitation des mineurs

Les t�moins de J�hovah imposent aux mineurs de nombreuses heures de colportage, des heures d��tudes doctrinales, ainsi que la fr�quentation de la salle du royaume. L�horaire charg� des jeunes membres minimise les relations avec les non membres.  Elles les isolent de la soci�t�.

         Le refus de transfusion sanguine condamne certains jeunes � une mort potentielle;

         L�interdit de transfusion sanguine;

         L�interdit de transfusion sanguine fait plusieurs victimes.

Depuis le 4 mars 2002 la loi Kouchner pr�cise qu�une personne peut refuser un traitement m�dical si elle donne son consentement libre et �clair� aux autorit�s m�dicales.

L�UNADFI pr�cise toutefois que la loi Picard-About du 12 juin 2001 d�finit les circonstances o� un consentement ne peut �tre libre et �clair�.  Le consentement n�est ni libre ni �clair� lorsque s�exercent sur la personne des pressions graves et r�p�t�es, qui cr�ent un �tat de suj�tion psychologique ou physique.  Le consentement ne peut �tre �clair� lorsque la personne est influenc�e � l�aide de technique � adopter un comportement.  Enfin, le consentement ne peut �tre libre ou �clair� lorsque le groupe dont elle est membre essaie de cr�er une suj�tion psychologique et physique.

Pour l�UNADFI, les nombreuses pressions dont sont victimes les t�moins de J�hovah ne permettent pas aux m�decins d�obtenir leur consentement libre et �clair�.  Les pressions peuvent �tre religieuses, par le biais d�explications m�dicales formul�es par le groupe, par des pressions familiales, des proches qui rappellent la menace d��tre exclue.

Dans l�article, l�auteur essaie �galement de d�montrer que les T�moins de J�hovah sont un groupe sectaire.  Il note dans ce sens:

  1. L�approche dogmatique pr�nant le refus de transfusion sanguine;
  2. L�isolement des enfants de la soci�t� fran�aise;
  3. Le refus de certaines formes de participation sociale comme le refus d�accomplir son service militaire ou le refus de voter;
  4. L�attitude discriminatoire des membres envers les femmes du groupe;
  5. La construction des communaut�s en forme de micro soci�t� o� un syst�me de justice existe et punit les membres d�viants;

Pour l�UNADFI, le groupe des T�moins de J�hovah est bien une secte, malgr� l�affirmation du contraire par plusieurs scientifiques. 

Groupe Sectaire et Victimisation

Huit articles traitent de la victimisation observable dans les groupes sectaires. Le traitement des membres sortant, le processus de diminution des capacit�s cognitives, les risques de victimisation dans les groupes hyst�riformes sont quelques-uns des sujets trait�s. Trois auteurs reformulent sous des termes diff�rents que ceux de persuasion coercitive l�exp�rience sectaire. Ils permettent au lecteur de concevoir sous un autre angle l�exp�rience sectaire

Le livre de Nathan et Swertvaegher (2003) traite de la question du traitement des membres sortant de sectes ainsi que de la position des th�rapeutes dans les soci�t�s modernes. Apr�s l�analyse approfondie du r�cit d�exp�rience d�ancien membre, ces chercheurs d�crivent l�exp�rience sectaire comme un processus de capture de l��me. Ainsi, le groupe par la promesse d�une initiation, d�une transformation, influence le membre � joindre leur groupe. Une fois int�gr� au groupe, l�adepte engage son �me dans des pratiques sociales qui organisent sa vie quotidienne. Dans ses �changes la d�pendance du membre s�installe.

Allanic (2003) propose �galement une conceptualisation pour expliquer le charme exerc� par la secte.  Il compare l�envo�tement � la secte � la rencontre mythique d�Ulysse avec les Sir�nes.  Pour, l�auteur, la promesse de l�omniscience, d�un bonheur �ternel proposer tant par les Sir�nes dans le Conte que par les sectes entra�nent une r�gression � un point tel que sous l�effet de l�envo�tement, la personne ne reconna�t plus la pr�sence des autres. La personne � l�illusion que la r�alit� n�existe plus. Ainsi, les probl�mes v�cus avant l�engagement dans la secte disparaissent.

Nathan, T, & Swertvaegher, J.C. (2003). Sortir d'une secte. Paris: Les emp�cheurs de penser en rond/Seuil.

Les auteurs, l�un professeur de psychologie � l'Universit� Paris VIII et l'autre psychologue travaillent au centre Georges Deveraux. Ils animent une �quipe de recherche th�rapeutique qui a cr�� un protocole de traitement pour les � sortants de secte �.  Se basant sur leurs exp�riences cliniques, sur l�analyse du discours de membres sortants, ils tentent d�expliciter l'impact de la secte sur une personne.

Dans la premi�re, partie du livre intitul�e � Regards cliniques sur une exp�rience clinique au b�n�fice des sortants de sectes �, les auteurs pr�sentent une s�rie de r�cits d�anciens membres de groupes sectaires.  Ils formulent une s�rie de conclusion sur leur exp�rience.

Apr�s le d�part d�une secte, le quotidien peut devenir souffrant pour l�ancien membre.  La perte de confiance en soi peut �tre telle qu�un ancien membre a de la difficult� � formuler une opinion, un jugement, � faire un choix. 

Les croyances v�hicul�es par le groupe peuvent avoir une influence sur la vie quotidienne de la personne, et ce, m�me si elle reconna�t avoir �t� victime de manipulation mentale, dans le groupe.

L�adh�rence � une secte se produit dans un contexte o� le groupe promet au futur membre une transformation.  Pour les auteurs, la d�cision de quitter une secte est souvent li�e � la conviction que le groupe ne respectera pas ses promesses initiales.  Le membre se sent bern� par le groupe.  Les anciens membres �prouvent donc souvent de la difficult� � s�engager dans un groupe ou un processus th�rapeutique apr�s leur sortie parce qu�ils ont peur de faire preuve de cr�dulit�.

Les auteurs reconnaissent que les personnes qu�ils rencontrent �prouvent une grande difficult� � s�impliquer dans un projet, � se d�cider. Les membres sortants sont effray�s par leur cr�dulit�.

Les demandes des participants

Les membres sortants qui participent � la recherche sollicitent une aide th�rapeutique afin de reprendre possession de leur pens�e. Ils veulent se sentir libres, puisque souvent apr�s leur sortie du groupe ils se sentent manipul�s, voire poursuivis par la secte. 

Les anciens membres demandent �galement au th�rapeute de les aider � d�noncer publiquement les agissements du groupe sectaire.

Les cliniciens participants accueillent cette demande. Ils �laborent donc une probl�matique individuelle afin de trouver des solutions aux souffrances singuli�res de leur client. 

Conceptualisation des effets de la vie dans une secte

Pour les auteurs, devenir membre d�une secte a pour cons�quence d�entra�ner le viol de l��me.  Lorsque le membre s�engage dans le groupe sectaire, le groupe lui promet une initiation, une transformation qui ne s�actualise jamais. Le membre est toujours en attente de celle-ci.  La secte trompe donc le membre en lui promettant l�acc�s � une m�tamorphose.  Les auteurs d�crivent donc l�engagement dans une secte comme une capture sectaire.

La secte peut parfois capturer sexuellement l�adepte. Le leader se sert de l�adepte afin d�assouvir ses fantasmes sexuels.  Dans ce contexte, le th�rapeute doit aider le membre sortant � reprendre possession de son corps.

Pour les auteurs, les membres qui int�grent un groupe sectaire ne sont pas des �tres psychologiquement fragiles. Les auteurs trouvent int�ressant de penser que c�est la rencontre avec le groupe qui fragilise le membre.

La secte permet au membre d�entrer en relation avec une ou plusieurs entit�s invisibles.  La pr�sence de ces entit�s organise la vie quotidienne des membres. Le membre partage par exemple son temps entre la m�ditation, le pros�lytisme, les rencontres de groupes�

Psychoth�rapie et aspects techniques

Les auteurs ont d�velopp� une proc�dure th�rapeutique afin de comprendre l�histoire de vie des anciens membres ainsi que de les aider.

Le travail des th�rapeutes

Pour les auteurs, l�exp�rience sectaire marque l�adepte, il conserve d�ailleurs apr�s sa sortie des objets parasitaires qui l�emp�chent de vivre au quotidien. Ces parasites de l�exp�rience sectaire anesth�sient le membre, il �prouve de la difficult� � fonctionner au quotidien. Les parasites sont divers, ils peuvent �tre des habitudes de vies des croyances, des craintes.

Le travail de l�intervenant consiste donc � comprendre l�exp�rience du membre et la philosophie de son groupe d�appartenance.  Il doit expliciter l�intention cach�e du mouvement et ensuite aider l�ancien membre � se d�faire des �l�ments de son exp�rience qui bloque son int�gration au monde.

Le th�rapeute doit d�abord d�sactiver les traumatismes qui continuent � influencer la vie quotidienne des anciens membres. Pour se faire, les psychoth�rapeutes doivent parvenir � ce que l�adepte partage son histoire, afin de reconstruire un r�cit coh�rent de son v�cu. Ce travail est douloureux, l�ancien membre doit se souvenir de chacun des �v�nements de son exp�rience. Cette proc�dure permet progressivement � la personne qui raconte son histoire de briser l�isolement.

Dans ce contexte, le th�rapeute peut reconna�tre les techniques d�influences et les m�thodes d�assujettissement auxquelles a �t� soumis l�ancien membre. Le th�rapeute reconstitue donc les techniques de capture sectaire et il reconna�t les th�ories utilis�es par le groupe afin de comprendre la singularit� de l�exp�rience de l�ancien membre.

Enfin, au cours de la th�rapie, le th�rapeute doit accompagner le membre � reconstituer les liens familiaux, le membre sortant se r�int�gre donc dans la soci�t�

L��valuation de la progression de la th�rapie

Afin d��valuer la progression de la th�rapie, les auteurs notent quelques signes qui permettent de reconna�tre la revitalisation de la personne.

Le membre sortant progresse lorsque sa vie quotidienne s�enrichit, lorsqu�il est moins craintif et qu�il est capable d�affronter les difficult�s de la vie quotidienne. Le processus th�rapeutique a des effets positifs lorsque le membre sortant renoue avec des activit�s de la vie quotidienne, les sorties, les rencontres familiales.  Une am�lioration peut �galement �tre not�e lors que les r�ves r�p�titifs et les cauchemars cessent.

Dans un dernier chapitre, les auteurs abordent la question de la formation des psychoth�rapeutes en France.  Cette profession se d�roule en l�absence de contr�le ext�rieur. Pour ces chercheurs, il est imp�ratif de mettre en place une formation compl�te et diversifi�e, afin que ces derniers ne deviennent pas les d�vots d�une technique th�rapeutique. 

Deconchy, J.-P., & Bauduin, B. (2003). Expliquer tout de m�me l'inexplicable. Appel aux "croyances" : mise en veille et activation d'un sch�ma cognitif de type "sectaire." Psychologie et soci�t�. Logique sociale des ph�nom�nes sectaires. 3, 2. 23-57.

L�objectif de cette recherche est d�aborder sous l�angle de la psychologie sociale le fonctionnement sectaire, particuli�rement deux points de ce dernier :

  1. l�intensit� du pros�lytisme et des efforts de recrutement;
  2. L��tranget� des nouvelles attitudes et des comportements des membres en comparaison avec les normes de la culture environnante.

Selon les auteurs, une d�marche scientifique en psychologie sociale s�attaque au d�membrement de son objet d��tude afin de reconna�tre la pr�sence de diff�rents processus qui constitue le ph�nom�ne � l��tude. Le chercheur peut alors �tudier l�implication des membres, l�autoritarisme, l�influence sociale ou les tactiques de s�duction.

L�auteur �tudie particuli�rement dans son article le traitement de l�information apport� par un message qui vise � persuader son r�cepteur que l�impossible est arriv�. Les auteurs se demandent comme un nouveau membre peut �tre s�duit par le message d�un groupe, un message qui explique que l�impossible est possible.

Les auteurs posent l�hypoth�se que lorsque des sujets se retrouvent dans une situation incontr�lable et qu'ils sont confront�s � des donn�es inexplicables, ils utilisent des croyances sauvages (des croyances qui ne sont pas socialement r�gul�es) afin d�expliquer ses donn�es inexplicables. Ainsi, il postule qu�une personne � la rencontre d�une secte est confront�e � un ensemble d�information qu�elle ne contr�le pas, qu�elle ne comprend souvent pas.  Les auteurs croient que dans ce contexte, les personnes en contact avec la secte utilisent des croyances sauvages afin d�expliquer ce qu�elles ne comprennent pas.

Les auteurs se sont demand�s comment une personne arrive sur le plan cognitif � traiter un message qui vise � persuader que l�impossible est arriv�.  Ils se demandent �galement comme la personne arrive � prendre ce m�me message au s�rieux.

M�thode

La s�quence des explications:

  1. Les chercheurs placent les sujets dans une situation de contr�le ou de non-contr�le cognitif;
  2. Ils donnent aux sujets l�histoire �crite de Louise.  Pour certains, l�histoire de Louise comprend une rh�torique fantastique et pour d�autres une rh�torique factuelle (donn�es objectives)
  3. demande aux sujet d�expliquer malgr� le caract�re inexplicable de la situation la pertinence d�un certain nombre d�explication.

Les explications choisies par les auteurs sont de quatre ordres : elles renvoient soit � la physiologie de Louise, soit aux dispositions ou aux conduites de Louise, soit des explications indirectes, des hypoth�ses sur son comportement (parce que Louise est une femme dynamique) ; soit encore � des croyances.

La population

178 �l�ves de terminale provenant de 5 lyc�es parisiens diff�rents ont particip� � la recherche.  Les jeunes �taient rencontr�s dans une classe o� un exp�rimentateur entrait suivi de 25 jeunes de 25 ans v�tus d�un jean et d�un chandail noir.  Chacun des jeunes recevait une enveloppe. Dans un 1er cas, les 25 jeunes restaient dans un coin de la classe dans la situation exp�rimentale qui visait l�activation du sch�ma cognitif sectaire les 25 jeunes homme se pla�aient � l�arri�re de chacun des �tudiants. Dans une autre situation qui visait la mise en veille su sch�ma cognitif sectaire, les deux premi�res rang�s d��tudiants r�pondaient sans �tre surveill�es par un jeune homme tandis que l�autre moiti� de la classe devaient r�pondre en �tant surveill�. 

Les r�sultats

Selon la rh�torique utilis� dans le message, les explications donn�es aux sujets sont �valu�es de fa�on diff�rentes. Ainsi, les explications qui ne renvoient pas � des croyances sont toujours �valu� positivement lorsque la rh�torique est factuelle plut�t que fantastique. 

En ce qui concerne des explications renvoyant � des croyances , elles sont toujours �valu� de fa�on plus positives quand le sujet est expos� � une rh�torique fantastique. 

Pour les chercheurs l�exposition � une rh�torique fantastique favorise donc l�appel aux explications relevant des croyances et elle diminue l�appel � des explications rationnelles.  Pour les auteurs les r�sultats d�montrent que le recours aux croyances pour expliquer un message inexplicable se produit dans un contexte o� les ressources cognitives des sujets sont diminu�es.  La personne qui entre en contact avec le message d�un groupe sectaire peut donc voire ses capacit�s cognitives diminu�es par le message pr�senter par le groupe. Ainsi pour mieux comprendre le message, il a recours � des croyances et non � de l�information critique

Allanic, C. (2003). Aux abords des rives sectaires. Bulle 79 : Discerner les d�rives sectaires

Se basant sur un article de Tony Anatrella, pr�te et psychanalyste, l�auteur analyse une forme de particuli�re de religiosit�, soit les groupes dont la philosophie est orient� vers la sensibilit� et les �motions ressenties dans la relation avec Dieu. Au nombre de ces groupes, les mouvements d�inspiration nouvel �ge, certaines th�rapies, des cours de d�veloppement personnel ainsi que des m�decines dites douces ou alternatives. L�auteur d�finit ces groupes comme des mouvements hyst�riformes.

Pour l�auteur, dans les groupes "hyst�riformes" le corps est au centre des pratiques et des croyances. Selon leurs croyances, l�intervention sur le corps physique peut avoir des effets sur les corps immat�riels comme le corps astral et le corps mental.

Pour l�auteur, les affects et les pens�es peuvent alors subir une conversion hyst�rique puisqu�ils ont �galement leur "corps". Il explique que l�hyst�rie a pour effet de transformer les difficult�s psychiques en maux physique.  Le m�me ph�nom�ne peut �galement se produire dans les diff�rents corps immat�riels. Ils se somatisent et se mat�rialisent � tel point qu�ils deviennent visibles et presque palpables, pour certains. 

Dans ces groupes, les relations entre les membres sont construites autour d�un registre "maternel". Le membres communique entre eux par le biais de contacts physiques, par un le langage non verbal. Dans ce contexte, l�exp�rience et les expos�s �mouvants sont privil�gi�s, les expos�s rationnels n�ont pas leur place dans le groupe.

Pour l�auteur, ce type de fonctionnement groupal favorise parfois l��mergence de d�rives. En valorisant l�exp�rience et en niant la r�flexion sur celle-ci les adeptes peuvent �tre plus facilement manipul�s. Pour l�auteur, la nocivit� du groupe d�pend de l�orientation prise par le responsable du groupe. Lorsque le groupe favorise l�exp�rience et la r�flexion, le v�cu du participant peut �tre enrichissant, dans le cas contraire il peut mettre en p�ril l�int�grit� physique et psychologique de certains membres.

Dans ces groupes, le langage des �motions et des sensations est consid�r� comme bien plus vrai que le langage verbal. Ce langage ne permet pas de communiquer avec une autre personne, il nie ou exclu plut�t la pr�sence de l�autre.  Dans ce group, la personne peut m�me se fermer � la diff�rence des autres.  Dans les situations extr�me les membres peuvent m�me �prouver de la difficult� � s�exprime librement. 

Enfin, dans certains de ces groupes, les adeptes peuvent m�me pr�senter des traits voire des sympt�mes hyst�riques comme par exemple une �rotisation des relations �l�ve/ma�tre ; une sublimation des pulsions sexuelles en "Amour universel" ; Id�alisation d�un monde imaginaire au d�triment du monde r�el, Identification importante � des personnages r�els ou mythiques : le leader, saint(e)s, personnages c�l�bres.

UNADFI (2003). M�galomanie Jusqu'o�?. La m�galomanie des gourou. Bulle, n. 77. http://www.unadfi.com/bulles/bulles77/bulles77.htm.

M�galomanie Jusqu'o� ?

Dans l��ditorial de cette revue ont se questionne sur la m�galomanie des gourous.  L�auteur (inconnu) d�crit la m�galomanie comme la folie des grandeurs, le d�sir de la puissance absolue sur les hommes et sur le monde. Ce trait serait observable chez bon nombre de gourou.

Deux cas de leader m�galomaniaques sont pr�sent�s ceux de Moon Sun Myung ainsi que celui de Claude Vorilhon dit Ra�l. Pour l�auteur, l�organisation d�un congr�s scientifique, la cr�ation d�une Corporation pour la construction de l'autoroute internationale � Tokyo ou la c�l�bration du communisme avec Gorbatchev sont des exemples de tendance � la m�galomanie de ce gourou.

Pour l�auteur, le fait que Ra�l poss�de des comptes dans les paradis fiscaux, le fait qu�il croit �tre l��tre le plus intelligent de l�univers et que les membres de son groupe le nomme sa saintet� sont d�autres signes de sa m�galomanie.

Devant ces deux exemples, l�auteur se questionne sur la r�action � adopter devant ses gourous. Elle ne donne aucune r�ponse � son interrogation.

Le Mouvement ra�lien

Le second article de cette revue trace un portrait de ce groupe et de son leader.

Historique : Claude Vorilhon dit aujourd�hui Ra�l est n� en 1946 en France.  Journaliste sportif de profession, publie son propre magazine jusqu�en 1973.  Date � laquelle, il rencontre pour la premi�re fois les �lohim. Cette rencontre lui r�v�le qu�il est le demi fr�re de J�sus.  Cette rencontre lui r�v�le �galement qu�il est maintenant l�ambassadeur des �lohim sur terre.

Les �lohim sont nos cr�ateurs, par leur savoir scientifique ils ont d�couvert le secret de la vie �ternelle et du bonheur,

L�UNADFI pr�cise que la philosophie du groupe est organis�e autour de la notion d'�ternit�, d'�volution.

L�organisation du groupe selon cette description doit �tre fait afin d��tablir des distinction entre les humains. Ra�l propose donc de faire une hi�rarchisation des individus. Les gens dot� d�une intelligence sup�rieur se retrouveraient au sommet de la hi�rarchie et les idiots � la base. 

Les adeptes doivent verser 10% de leur salaire au leader. Les adeptes ne vivent pas en communaut�, ils se retrouvent par contre r�guli�rement pour participer � des stages d��veil, d�initiation � la m�ditation sensuelle.

Certaines femmes ont un statut particulier dans le groupe, elles sont nomm�es "les anges."  Elles acceptent de se d�vouer enti�rement � Ra�l.

L�UNADFI s�interroge dans ce texte sur la place des enfants dans ce groupe notamment sur la question de leur int�grit�  physique et intellectuelle.  Sur la base du livre d�Hayat El Mountacir (1990) et de la lecture de publications du mouvement ra�lien, l�Unadfi se demande si la croyance selon laquelle les parents doivent initier les mineurs � la sensualit� ne repr�sente pas un danger pour les enfants du groupe.

Allanic, C. (2003). Le syndrome d'Ulysse, Bulle 78.

Dans son texte, le psychologue clinicien, Christophe Allanic compare la relation sectaire � l�aide de la rencontre mythique d�Ulysse avec les sir�nes. Cette m�taphore lui permet d�expliquer les raisons pour lesquels un individu est s�duit � un point tel par un groupe qu�il perd tout sens critique. 

Le mythe : Dans la mythologie grecque, les Sir�nes avaient la r�putation d'attirer les navigateurs sur les r�cifs afin de les d�vorer. Ulysse �labore un plan pour contrer l�effet d�vastateur de celle-ci. Il s�attache au bat de son bateau et se rend � la rencontre des sir�nes  Elles le complimentent, le f�licite et lui promettent de devenir omniscient. Sous le charme des sir�nes, Ulysse attach� � son bateau ne peut se s��loigner de leurs charmes. La marr� l��loigne finalement de ces femmes.  Un fois �loigner, le charme est rompu et Ulysse reprend sa conscience, il redevient ma�tre de lui.

Pour l�auteur, la promesse de l�omniscience des Sir�nes place Ulysse devant son fantasme archa�que de toute-puissance.  Cette promesse entra�ne une r�gression � un point tel que sous l�envo�tement, la personne ne reconna�t plus la pr�sence des autres. Cet �tat a pour effet de cr�er l�illusion de l�inexistence de la r�alit�, les contraintes disparaissent et tout devient possible. L�auteur reconna�t que les adeptes sont initialement envo�t�s par le groupe ou le leader.  La personne est s�duite par le groupe. Pour l�auteur, la s�duction survient lors de moment de fragilit� psychologique (d�c�s d�un proche, divorce�).  Afin de faire face � l��preuve la personne r�gresse narcissiquement.  Cette r�gression a pour effet que la personne s��loigne des ses proches et elle ne s�int�resse qu�� elle-m�me. La personne revendique alors une plus grande ind�pendance, la libert� de d�couvrir sa mission terrestre...

� ce moment de leur vie, l�auteur reconna�t qu�une personne peut �tre sensible aux flatteries des groupes sectaires. Dans cette rencontre le groupe reconna�t la sp�cificit� de la personne, elle le valorise. � ce moment, l�adepte croit avoir rencontr� une organisation parfaite, une organisation qui la comprend vraiment.  Pour l�auteur, la personne n�a pas conscience qu�elle per�oit son propre id�al dans le groupe. � ce stade, l�organisation int�gre et submerge la personne dans le projet collectif.  Bien que la secte ne r�pondent pas aux besoins de l�adepte, le membre a l�impression de participer � un projet grandiose. Ce projet renvoie la personne � une pens�e archa�que o� elle est toute puissante et en fusion avec les autres. Pour l�auteur cette explication aide a comprendre pourquoi une personne est envo�t� par un groupe sectaire.  Il admet toutefois que cette explication ne permet pas d�expliquer les raisons pour lesquels la personne quitte la secte, pour qu�elles raison l�envo�tement cesse.

Dilhaire, Catherine, (2003) Le processus de victimisation dans la trajectoire de vie d'anciens adeptes de groupes sectaires. M�moire de Ma�trise, �cole de Criminologie, Universit� de Montr�al, 158 pp.

Ce m�moire de ma�trise est une �tude exploratoire qui a pour objectif de retracer les m�canismes de victimisation de trois anciens adeptes de groupes sectaires hindouistes. Bien que cette recherche soit fait aupr�s de nombre restreint de membres, elle permet de d�finir difficult�s v�cu dans l�exp�rience sectaire en des termes diff�rents, soit ceux de situations probl�me.

� l�aide du r�cits de vie de trois anciens membres l�auteur explore la p�riode de vie marquant l�affiliation au groupe, l�exp�rience sectaire, la d�saffiliation et la vie apr�s la sortie d�un groupe sectaire.

Suite � l�analyse des r�cits de vie des anciens membres rencontr�s, l�auteure conclue que le fonctionnement des groupes, en particulier les normes qui r�gissent la vie en communaut� ferm� constituent un contexte favorable � l��mergence de situations probl�mes.

Les situations probl�me li� � l�exp�rience sectaire : l�auteure se basse sur la d�finition de Pires (1995) pour d�finir ce concept.  Ainsi elle entend par situation probl�me "le fait que pour au moins un acteur une situation donn�e est v�cue ou per�ue comme cr�ant un probl�me ou comme �tant n�gative, inacceptable ou ind�sirable."

Dans l�analyses du discours trois anciens membres de sectes hindouistes, l�auteure observe que bien que l�affiliation au groupe soit initialement per�ue comme un �v�nement positif, la d�finition de cet �v�nement devient probl�matique avec le temps. Les membres s�engagent dans un groupe, tout en ne pouvant pr�voir les cons�quences de leur implication. Le contr�le interne dans le groupe cr�� toutefois de nombreuses situations probl�mes :

  1. Le d�tachement, le renoncement aux liens familiaux est probl�matique pour Rachel. Int�gr� � l�age de cinq ans avec ses parents dans une secte Hindouiste, une ancienne adepte exp�rimente une s�rie de situations probl�matiques, par exemple la s�paration de l�enfant avec ses parents, la perte de bien mat�riel et l�isolement avec le monde ext�rieure.
  2. Pour une autre personne, le d�tachement devient probl�matique puisqu�il la coupe de tout contact avec le monde ext�rieur comme les journaux, la radio ou la t�l�vision, ce qui a pour effet une perte progressive de rep�re temporel.
  3. Des situation probl�me �mergent �galement li�es au cadre de vie asc�tique: la promiscuit�, la r�pression de besoins de base dont la sexualit�, les p�riodes de sommeil insuffisante et la surcharge de travail sont quelques-unes d�entre elle.

Selon l�auteur le style de vie contraignant des adeptes, l�obligation de respecter de nombreuses normes a pour effet de neutraliser ainsi que de maintenir l�affiliation des membres au groupe.

Pour deux participants, les normes strictes de son groupe d�appartenance le conduit � la transgression des interdits.  Dans ce contexte de vie asc�tique, la transgression et la distanciation des normes permettent aux membres d��vacuer leurs frustrations et d�assurer leur affiliation au groupe.

Le replie sur soi et l�endurcissement sont utilis�s comme strat�gie d�adaptation par deux membres de l��chantillon afin de faire face aux situations probl�mes.

Lorsque la vie dans le groupe est insupportable les membres essaient de modifier leur situation.  Dans se d�but de processus de d�saffiliation plusieurs situation probl�me sont rapport�es par les trois participants. Il se produit une probl�matisation de l�exp�rience sectaire, des situations per�ues dans le groupe comme positives sont r�interpr�t�es en termes d�abus.

Les membres essaient de mettre en place tant dans le groupe qu�avec des acteurs ext�rieurs des solutions afin de r�gler leur situation probl�matique. Ils essaient soit d��tre transf�r�e dans une autre communaut�, de n�gociation avec les autorit�s, ils peuvent transgresser certaines normes groupales.

Le processus de d�saffiliation est progressif pour les trois membres rencontr�s. Pour deux participantes, il survient rapidement apr�s l�entr� dans le groupe et pour un autre participant, il s�enclenche une ann�e apr�s son int�gration.  Il se produit un mouvement de va et viens d�entr� et de sortie dans le groupe.  La d�saffiliation et d�abord physique et ensuite psychologique.  Ainsi, la personne quitte le groupe et avec le passage du temps se d�tache de son id�ologie.

Pour deux membres, la perte de contact avec devient probl�matique. En fait, pour ces deux anciens membres, le d�tachement est plus p�nible lors de la d�saffiliation avec le groupe que lors de la conversion. 

Lors de la sortie, les membres �prouvent de la difficult� � s�int�grer dans la soci�t�.  De nombreux probl�mes surviennent sur les lieux de leur travail ou encore � l��cole. Les trois participants ont tous v�cu apr�s leur d�part du groupe des p�riodes crises, d�angoisse, de honte et de culpabilit�.

L�auteur conclu que ces membres ont �t� l�s�s dans leurs droits fondamentaux.

Bobin, Alice. (2003). Victimes de sectes: des manipulations mentales aux soins.  M�moire de Ma�trise, l�Universitaire de Victimologie de l�Universit� R�n� Descartes, Paris 5.

La communication r�ussie pr�suppose l�existence d�enjeux communs entre les interlocuteurs. L��change existe entre l�individu et la secte, pendant la p�riode de recrutement notamment, mais les enjeux qui le motivent ne sont pas partag�s par les 2 parties. D�un c�t� le manipulateur conna�t l�enjeu de l��change: faire adh�rer, pour y parvenir il mobilise diff�rentes techniques et notamment les moyens du langage. De l�autre c�t� il y a le futur adepte qui ne per�oit pas la malveillance du premier parce qu�elle n�est nulle part �tay�e par des indices et qui dans sa confiance excessive ne demande qu�� croire aux propos qui lui sont soumis. L�abus de pouvoir, le d�ni de l�alt�rit� font ici leurs premiers pas et le sujet commence, sans le savoir, sa transformation en �tre non pensant, en objet manipulable � souhait.

Boissard, Marianne. (2003). L��tau Sectaire. M�moire de Ma�trise de l�Universitaire de Victimologie de l�Universit� R�n� Descartes, Paris 5.

Depuis les ann�es 70 nous constatons une expansion et une banalisation de l� emprise des sectes sur la soci�t�. Elles accueillent des adeptes de toutes cat�gories socioprofessionnelles, leur discours s�ducteur et facile d�acc�s attirent des personnes confront�es � des conflits relationnels, familiaux et professionnels.  Les nouveaux adeptes ont l�illusion de s��panouir, d�acc�der � des connaissances r�serv�es � une �lite, de s��lever voire de devenir des surhommes. Les limites de la condition humaine sont alors refoul�es, le gourou leader de la secte est investi d�un savoir et d�un pouvoir supra humain par les adeptes qui se soumettent � son autorit�

Les Groupes Religieux et Comportement Violent

Dans les deux textes r�sum�s les auteurs (2003) essaient de comprendre les �l�ments qui peuvent entra�ner un groupe � recourir � la violence.  Le texte de Pelland et Casoni (2003) se veut le d�but d�un conceptualisation du lien entre secte religieuses et terrorisme, tandis que le texte de Casoni et Brunet (2003) pr�sentent un mod�le th�orique expliquant le recours au terrorisme dans les groupes qui s�organisent autour d�une philosophie de survie.

Casoni, D, & Brunet, L. (2003). Philosophie groupale et action terrorisme.  In Dianne Casoni & Louis Brunet (Eds.), Comprendre l�acte terroriste. Montr�al: Les Presses de l�Universit� du Qu�bec � Montr�al, pp.78-92.

Dans cet article, les auteurs pr�sentent l�id�e selon laquelle la poursuite d�un id�al commun est un facteur d�terminant dans la naissance de comportement d�une extr�me violence. Pour eux, la force de l�attrait de l�id�al peut entra�ner des individus "ordinaires" � commettre des actes d�une extr�me violence voire m�me des actes terroristes.

Dans un article intitul� "The Relation of group philosophy to different type of dangerous conduct in cultic groups" et paru dans le Cultic Studies Journal (2000), Casoni pr�sente un mod�le de quatre philosophies groupales qui conduit � quatre types diff�rents de conduites dangereuses.

L�article traite particuli�rement de la philosophie de survie. Dans ce groupe, il y a un une opposition et un clivage constant entre nous, les membres du groupe et eux tous ceux qui ne fond pas partie du groupe. La maxime du groupe devient "si vous n�est pas avec nous, vous �tre contre nous." Le monde ext�rieur est donc d�fini comme dangereux. Les leaders et les membres de ces groupes craignent d��tre agress� par l�ext�rieur.

Les auteurs pr�sentent quelques caract�ristiques de groupe avec une philosophie de survie. Ils pr�cisent que ce sont ces groupes qui sont le plus susceptible de recourir au terrorisme.

Le leader d�un groupe organis� entre autre autour d�une philosophie de survie est d�crit comme un demi-dieu par les membres.  Il est le seul ma�tre dans le groupe, il prend souvent seul les d�cisions importantes dans le groupe.  Dans certains cas, le contr�le du leader sur les membres est tellement important qu�il d�tient un pouvoir de vie ou de mort sur les adeptes.

Les membres se soumettent enti�rement � l�autorit� du leader, puisqu�ils se sentent privil�gier d��tre associ�s � un si grand chef.

La parole du leader, on interpr�tation de texte sacr� est plus importante dans ses groupes que la doctrine �crite.

Les groupes organis�s autour d�une philosophie de puret� cherchent � s��tablir dans un lieu isol�.  Il se prot�ge ainsi de ses ennemis.

Dans ces groupes les lieutenants du leader peuvent lutter les uns contre les autres afin d�obtenir une position prestigieuse dans le groupe. La d�votion des membres les plus prestigieux est souvent remise en questions par le leader. Cette cat�gorie de membre doit don fr�quemment prouver au leader leur soumission ainsi que leur investissement dans le projet commun du groupe.

Nous pouvons nous demander les raisons pour lesquelles une personne maintien son affiliation � un tel groupe?

Pour les auteurs, le clivage nous/eux s�accompagne d�un projection sur eux des composantes psychologique v�cues comme ind�sirable, ainsi le clivage et la projection permettent aux membres de se d�barrass� des �l�ments ind�sirables et ainsi de se sentir purifier.  L�utilisation importante du clivage et la projection dans les groupes sectaire a pour effet de minimiser la capacit� des membre a exercer leur jugement critique, ainsi que d�enclencher un processus d�id�alisation.

Le processus d�id�alisation est d�crit par les auteurs comme la tendance de ces derniers � concentrer leur investissement libidinaux et narcissique sur un leader, une doctrine ou un mouvement politique.  L�id�alisation s�accompagne �galement d�un mouvement identificatoire qui entra�ne une gratification narcissique, la personne donc soumis ;a un leader per�u comme grand, se d�finit �galement par son identification � ce dernier comme une personne plus grande, plus forte.  Dans un tel groupe, les membres entretiennent donc le sentiment qu�ils font partie d�une communaut� d�initi�. Dans cette relation entre un leader et des adeptes, l�id�e m�me de se s�parer est impensable.

Pour ces auteurs la relation leader adepte, ou membre terroristes ne s�expliquent donc pas par une th�orie de l�endoctrinement, mais plut�t par un cheminement d�identification et d�id�alisation progressifs. Dans ces groupes, l�id�al du groupe devient un projet commun que les membres doivent accomplir. La r�alisation du projet commun peut donc �tre exig� dans l�imm�diat et ce peut importe les cons�quences. Lorsque les membres et le leader d�un groupe consid�rent essentiel la r�alisation du projet commun pour leur �quilibre narcissique, les d�nouements violents deviennent souvent in�vitables.

Pelland, M-A, & Casoni, D. (2003). Le recours au terrorisme par les sectes religieuses.  In Dianne Casoni & Louis Brunet, Comprendre l�acte terroriste. Montr�al: Les presses de l�Universit� du Qu�bec � Montr�al, pp.51-69.

L�article aborde la question du lien existant entre terrorisme et secte religieuse.  Se basant sur une revue des �crits tant sur le terrorisme que sur le fonctionnement des groupes sectaire. Cet article jette un �clairage sur le fonctionnement interne des sectes religieuses afin d�isoler les �l�ments qui peuvent conduirent les sectes � recourir aux terrorisme.

La relation entre le leader et l�adepte est identifi�e comme un �l�ment cl� dans le choix d�une secte religieuse � recourir � la violence voire au terrorisme. Dans ce contexte, la relation leader-adepte est d�finie comme une relation d�interd�pendance. Le leader ressent le besoin d��tre id�alis� par les membres, d��tre per�u comme l��lu. Les membres �prouvent tant qu�� eux le besoin de s�associer � un individu per�u comme grandiose. La rencontre entre ces deux acteurs comble initialement leurs besoins respectifs.  Toutefois avec le temps la d�pendance r�ciproque du leader et de l�adepte les conduits dans une relation probl�matique.  Le leader d�sirant continuellement des preuves de la loyaut� et de la d�votion des membres de son groupe et l�adepte d�sirant maintenir la relation accepte continuellement de prouver leur d�votion. Dans des cas extr�mes, les adeptes peuvent donc utiliser la violence de prouver au leader sa d�votion. Dans certains cas la violence est utilis�e contre les membres ou parfois contre des ennemies du groupe.  Dans ce contexte, le terrorisme peut �tre d�crit comme une alternative acceptable par les membres.

L�identit� et la coh�sion sociale du groupe peut �galement conduire � la commission d�acte de violence voire d�acte terroriste.  Lorsqu�une personne devient membre d�un groupe, elle se construit une identit� li�e � sa participation � la vie de ce groupe.  Cette appartenance lui procure un sentiment de valeur. Lorsque l�identit� des membres du groupe est mise en doute, lorsque le projet commun au membre est mis en p�ril par une autorit� ext�rieure, certains membres peuvent recourir � la violence afin de prot�ger l�int�grit� du groupe. L�acte terrorisme peut �tre dans ces cas extr�me une solution envisag�e par les membres, particuli�rement lorsque le groupe per�oit la menace externe comme incontr�lable.

Selon l�analyse des auteurs, la philosophie groupale peut �galement �tre un �l�ment cl� dans l�acceptation et l�utilisation du terrorisme par des sectes religieuses.  Un groupe qui partage une philosophie de survie, qui critique toute personne qui n�est pas membre du groupe, pourra au terme d�un long processus d�affrontement utiliser la violence afin de se d�barrasser de l�ennemie.

La vision manich�enne du monde peut dans certains cas favoriser l�adoption de comportements de plus en plus ethnocentrisme voire racisme et violent envers les non membres.  Lorsque les ennemis du groupe sont d�fini comme des �tre inf�rieurs l�acte de violence peut alors �tre per�ue comme sans cons�quence puisque l�autre n�a aucune valeurs.

L�id�e mill�narisme peut �galement �tre un facteur qui influence les groupes � recourir au terrorisme. L�acte d�une extr�me violence devient alors le d�clenchement de l�apocalypse, l�acte qui d�clenche la catastrophe finale. 

Cet article se veut un point de d�part pour une r�flexion sur les �l�ments internes aux sectes religieuses qui influencent le recours � la violence.

D�finir la secte

Trois �tudes portant sur les repr�sentations sociales de la secte, des religions et des parti ont �t� publi� au cours de cette ann�e.

Elles concluent que dans la soci�t� fran�aise contemporaine, la d�finition de secte est synonyme de groupe probl�matique qui contrevient parfois aux droits et libert�s de leurs membres.  Elles observent �galement la comparaison de la notion de secte et d��glise son similaire. Toute deux �tant d�crites comme des organisations qui se reconnaissent d�tenteur d�une v�rit� et dont les membres se r�unissent autour d�une figure d�autorit�.  La secte contrairement � l��glise exige un haut niveau de conformit� aux normes groupales.

Rouquette, M.-L. (2003). �l�ments pour une th�orie minimale des sectes. Psychologie et soci�t�. Logique sociale des ph�nom�nes sectaires. Vol 3, 2. 9-22.

Cette recherche traite de la question de la d�finition attribu�e au terme. Pour l�auteur, il est r�ducteur de d�finir le terme secte uniquement en sp�cifiant que ces groupes exploitent leurs membres. La conceptualisation de la secte comme la r�union de citoyens abus�s et de leader malveillant laisse sous silence l�aspect d�rangeant de la secte. Elle ne pr�cise pas que les sectes sont des groupes per�ues comme �tranges, des groupes aux croyances d�crites comme inqui�tante.

Pour l�auteur, la d�finition du terme secte est parall�le avec la notion de rumeurs.  En fait, les �l�ments utilis�s pour d�finir ces deux termes ne permettent pas de comprendre et identifier les groupes qui sont des sectes ou qu�est ce qu�une rumeur. Pour l�auteur, le fait de d�crire les composantes d�une secte (extravagance des croyances, chef charismatique, d�pendance des membres), ne permet pas de comprendre ce qu�est une secte.

Pour l�auteur, d�finir la notion de secte implique �galement que compr�hension du terme croire. Dans la perspective de l�auteur, l�action de croire doit �tre comprise le fait de s�assurer avec un groupe d�une intelligence commune du temps, peut �tre du monde et s�assurer du partage � moment fixe d��motion. Ainsi, croire ne doit pas �tre entendu comme l�action d�accepter la v�rit� formul�e par un leader. Sous cet angle, l�auteur d�crit la secte comme la r�union d�un petit nombre de membre dans un contexte o� le groupe se forme dans une atmosph�re de pers�cution, de r�action sociale.

L�auteur postule que la secte doit �tre d�finie sur la base des formes de sociabilit�s pr�sentent dans le groupe, selon les modes de communication du groupe, ainsi que par les structures de connaissances particuli�res au groupe. 

Pour l�auteur, les groupes nomm�es sectes ont en communs trois �l�ments : La persistance, la pr�sence de missionnaire et commissionnaire et la section.  Voici une br�ve explication de celles-ci.

La persistance: le probl�me de la secte s�explique d�abord par le fait que malgr� les tentatives du monde ext�rieur les membres du groupe se d�tachent difficilement de cette appartenance. Malgr� des proph�ties non r�alis�es, les membres maintiennent leur engagement. Pour l�auteur, les membres maintiennent leurs liens avec le groupe parce qu�ils n�ont pas besoins que les croyances soient d�montr�es pour qu�ils croient en elles. La croyance partag�e par les membres du groupe est un v�rit� acquise, elle n�est pas �tay�e par la raison mais pas l��motion. Dans ce contexte, les incoh�rences n�affectent pas les croyants.

Missionnaire et commissaire chaque organisation sociale cr�e des r�les aux membres que l�auteur qualifie d�outils de gestions de l�implication des participants.  Dans une secte, il existe deux r�les particuliers, le missionnaire et le commissaire.  Le missionnaire a pour but de donner des r�f�rences aux membres, celles-ci:

  1. Permettent aux membres de s�identifier au groupe et de distinguer les membres des non membres;
  2. Permettent la valorisation de l�enjeu, de d�finir ce qui est important de ce qui est accessoire;
  3. Permet de d�finir les possibilit�s de l�action des membres.  Le missionnaire a donc pour r�le de proposer une mission aux membres.

Le missionnaire am�ne ainsi le � future membre �  � reconna�tre l�importance de l�attention que lui porte le groupe dans sa vie.  Le missionnaire doit faire en sorte que sont discours soit le reflet de la r�alit� que per�oit le future membre, il doit se reconna�tre dans le discours de l�autre.  Pour l�auteur, cette strat�gie est � la base de la d�mocratie et de l��conomie.  La secte utilisent les m�mes strat�gies de propagande que d�autres groupes, elle essaie de dire ce que les gens pensent, ressentent.

Ainsi une fois le r�le du missionnaire accomplie et le membre introduit, le r�le du commissionnaire commence: l�encadrement du membre. Le commissionnaire veille donc � assurer l�orthodoxie du groupe.

La section: le terme secte doit inclure dans sa d�finition la notion de rejet. La secte par sa cr�ation essaie de se distinguer du reste du monde. La secte est donc un groupe contestataire.  La secte se coupe pour exister.  Elle a besoin d�une opposition pour lui donner sa consistance relationnelle. Le missionnaire essaie de maintenir cette opposition d�amener la confrontation, afin de donner au commissionnaire la motivation de se sentir concerner de maintenir l�opposition et ainsi d�ob�ir aux r�gles afin de conserver l�aspect diff�rent du groupe.

Masse, L., Richardot, S., & Stewart, I. (2003). Comparaison des repr�sentations de trois formes de groupement id�ologiques: La secte, la religion et le parti politique. 3, Psychologie et soci�t�. Logique sociale des ph�nom�nes sectaires. 2. 58-92.

L'objectif de cet article est de comprendre comment s'organise et s'articule structurellement la repr�sentation sociale de la secte comparativement � deux autres formes de groupements id�ologiques: la religion et le parti politique.

Afin de mieux comprendre le concept central de ce texte, les repr�sentations sociales, voici une courte d�finition utilis�e.  Les auteurs utilisent la d�finition de repr�sentation sociale d�finit par Moscovici (1961). Une pr�sentation sociale est un ensemble de donn�es qui permettent d�organiser le r�el. Une repr�sentation sociale peut �tre constitu� de croyances, d�informations, d�opinion et d�attitude concernant un sujet sp�cifique.

Pour les chercheurs, il est int�ressent d�identifier la repr�sentation sociale de la secte parce que:

  1. La repr�sentation de la secte est en cours de construction, sa d�finition subit depuis les derni�res d�cennies des transformations constantes.  Les sectes en tant que ph�nom�ne social n�est pas nouveau, mais pour l�auteur il est int�ressant de d��tudier les acteurs qui influencent la repr�sentation.
  2. Parce que cette notion n�est jamais utilis�e par les groupes eux-m�mes pour ce d�crire, mais par les groupes anti-secte.

Les chercheurs s�interrogent alors sur les rapports entre secte, religion et parti politique. L�auteur pose dans ce sens trois questions particuli�res

  1. Face � l�ampleur du ph�nom�ne sectaire la secte partage telles davantage de traits avec une religion ou un parti politique ?
  2. Quand dit-on d�une groupe religieux qu�il est une secte ?
  3. Les motifs invoqu�s pour qualifier un groupe religieux ou un groupe politique de sectaire sont-ils identiques ?

�chantillon

Sujets: 393 �tudiants en sciences sociales de 1er et de 2e cycles.

Mat�riel et proc�dure

Pour comprendre l�articulation structurelle de secte-religion-parti politique, les chercheurs pr�sentent aux �tudiants des caract�ristiques qui peuvent d�crire chacun de ces groupes.

Apr�s une recherche approfondie dans les �crits scientifiques, des crit�res descriptifs ont �t� s�lectionn�s. Ces crit�res concernaient le recrutement, le financement, l�organisation et la politique du groupe, les objectifs et les pratiques, la libert�s d�expression et d�action, les rapports entre les membres du groupe et les rapports aux autres groupes.

De cette liste, les �tudiants devaient s�lectionner les caract�ristiques qui permettaient de d�crire chacun des groupes. Ils devaient de s�lectionner, parmi un ensemble de crit�res, ceux qui leur paraissaient les plus pertinents pour d�finir une secte versus une religion versus un parti politique (questionnaire de caract�risation avec choix par blocs). Ensuite, les �tudiants devaient �valuer chacun des crit�res selon leurs degr�s d'admissibilit� morale.

R�sultat

L'analyse des r�sultats montre que la secte s'apparente davantage � la religion qu'au parti politique.

Les sujets d�crivent plus la secte comme un groupe qui porte atteinte aux droits et libert�s des membres que les religions.

Une religion et un parti politique sont d�crits comme sectaire lorsqu'ils ont des aspects totalitaires.

Ils reconnaissent que la mentalit� de s�paration entre le "nous" et le "eux" est per�u comme n�gative lorsqu�elle d�crit une secte ou une religion, mais positivement lorsqu�elle d�crit un parti politique.

Selon les cat�gories s�lectionn�es pour chacun des 3 groupes, le profil de la secte se conforme d�avantage au mod�le de religion que de parti politique.

Dans la secte et la religion, les dirigeants sont d�crit comme poss�dant les r�ponses aux es questions existentielle.

Ils reconnaissent que le groupe essaient de faire conna�tre leur vision du monde et de la transmettre � de nouveaux membres potentiels. Tant la secte que la religion, se mobilisent autour d�une figure centrale. Chacun de ces mouvements ont besoin de l�argent pour survivre.

Trois traits opposent toutefois la secte et la religion: l�exigence de la conformit� au groupe est uniquement utilis� pour d�finir la secte et la proposition de l�accomplissement d�une t�che noble et humaniste est l�apanage des religions.

La secte et le parti politique n�ont en commun que deux trait : la mobilisation autour d�une figure centrale et la mobilisation autour d�une distinction ente le nous et le eux.

La structure de repr�sentation de la secte :

La repr�sentation de la secte se structure autour de la pratique de rassemblement, des chants, des rituels qui renforcent les liens entre les membres. Ensuite les �l�ment qui permettent le plus de d�finir une secte son l�autoritarisme et la manipulation de l�adepte. La secte appara�t donc comme un groupe clos qui gravis autour d�une figure centrale qui d�tient la v�rit�.  La secte est per�ue comme n�gative puis qu�elle est au centre de plusieurs pol�miques sociales.

La repr�sentation de la secte est aussi similaire � des groupes dont le fondement philosophique ou religieux est incontestable, elle se distingue toutefois selon les �tudiants par le danger qu�elle repr�sente pour l�int�grit� physique et psychologique des membres.

La secte est une repr�sentation en cours de d�finition puisqu�elle appara�t moins bien structurer que la religion ou le parti politique. Les r�ponses des �tudiants varient plus lorsqu�ils d�crivent la secte que lorsqu�il d�crivent la religion ou le parti politique.

De Piccoli, N., Beggio, V., & Tartaglia, S. (2003). Nouveaux mouvements religieux et groupes politiques: L'abstraction linguistique dans la pr�sentation de l'in-group et du contexte. Psychologie et soci�t�. Logique sociale des ph�nom�nes sectaires.3, 2. 93-115.

Dans cet article, l�auteur compare l'auto pr�sentation sur Internet de sectes et de partis politiques.

Partant des travaux sur les repr�sentations sociales de Farr et Moscovici (1984), les auteurs reconnaissent que les id�ologies propre � un groupe ainsi que leur repr�sentations sociales constituent des discours qui ont pour fonction cognitive de construire et structurer la reproduction de la r�alit�. Les repr�sentations sociales permettent de figurer le monde, de communiquer, d�interpr�tation et d�orienter les comportement des membres d�un m�me groupe. Elles permettent de fonder un ordre social et de cr�er un sentiment de coh�sion entre les membres.

Le but de cet article est donc d�analyser le discours de groupe politique et de sectes afin de saisir leur d�marche de pr�sentation et de propagation de leur syst�me de valeur.  Les chercheurs formulent trois questions de recherche:

  1. Quelle est l�image interne que les groupes veulent pr�senter lorsqu�ils s�adressent � un large publique;
  2. Quelle est le r�le de la comparaison intergroupe dans les textes d�autorepr�sentation?
  3. Quelles sont les diff�rences d�attribution et d�inf�rence dans le discours des sectes lorsque celui-ci r�f�re � un acteur ext�rieur?

M�thodologie

Huit partis politiques (2 de gauche, 2 de centre gauche, 2 de centre-droite, 2 de droite) et huit nouveaux mouvements religieux qui ne font pas l�objet de controverses et dont les documents du groupe sont disponible sur internet composent l��chantillon des chercheurs. 

Le Linguistic Category Model (Semin et Fiedler, 1988, Semin 1995) est utilis� afin d�analyser les donn�es recueillis.

R�sultats

Les partis politiques construisent des discours abstraits en utilisant plus d�adjectif ainsi qu�en mettant l�accent sur les caract�ristiques disproportionnelles.  Les sectes ont un niveau d�abstraction inf�rieure avec une plus grande pr�sence de verbe d��tat dans leurs textes de pr�sentation.

Lorsqu�ils pr�sentent leurs valeurs les sectes utilisent des cat�gories linguistiques concr�te tandis que les partis politiques utilisent plus des termes abstraits.

Les partis politiques se comparent � leurs adversaires. La description de l�adversaire occupe une place importante dans leurs discours.

La secte se pr�occupe peut de d�finir les autres groupes sectaire dans leur documentation, elles d�crivent toutefois les valeurs et la philosophie du groupe sous plusieurs angles.

Il appara�t que les sectes accentuent le caract�re concret de leurs principes fondateurs et valorisent leur histoire, tandis que les groupes politiques soulignent surtout la qualit� de leurs principes, en comptant sur la pr�sentation de leur histoire pour montrer le caract�re concret de leur action.

Bien que plusieurs chercheurs notent l�importance dans les sectes de la distinction entre eux et nous, les textes disponibles sur l�interpr�te ne le refl�tent pas cette perspective.

Les sectes ne d�crivent pas dans leurs documents de pr�sentation la s�paration entre le groupe et le reste du monde. Les textes ne mettent pas l�accent sur les diff�rences avec l�ext�rieure.  Pour l�auteur, l�objectif de la secte est de s�duire le lecteur, ainsi afin d��viter de choquer le lecteur, elles s�abstiennent de marquer une coupure radicale avec le monde sociale.

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Resources

Benjamin, Elliot, Ph.D.: "On Conversations with God"
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Kropveld, Michael: "Preventive Education: A North American Perspective"
Langone, Michael, Ph.D.: "Cultic Studies Bibliography 2003"
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Pelland, Marie-Andree: "Recension des Ecrits Portant sur le Ph�nom�ne Sectaire et Th�mes Connexe au Cours de l�Ann�e 2003"

 

 

 

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AIS: "Grupos de Manipulacion Psicologica en Cataluna"
Almendros, Carmen: "Book of Abstracts - Madrid 2005 Conferenced"
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Benjamin, Elliot, Ph.D.: "On Avatar" - AFF E-Newsletter
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Furnari, Leona: "Born or Raised in Closed, High-Demand Groups or Cults: Developmental Issues"
Garden, Mary: "The Potential for Abuse in the Guru-Disciple Relationship"
Griffo, Maureen: "How Could Anyone Join a Cult"
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Vere, J. Peter: "Sifting the Wheat from the Tares: 20 Signs of Trouble in a New Religious Group"

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